[CP]Une alimentation de qualité pour tous les Européens !

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Par 

Secrétaire nationale à la France océanique et croissance bleue

 

Dominique POTIER

Député de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle (54)

 

La fin de semaine dernière a été marquée par le vote de deux textes importants concernant notre alimentation. 

 La premier est le rapport d’Olga Sehnalova (députée tchèque, membre du groupe des Socialistes et Démocrates) sur la lutte contre la qualité différenciée des produits vendus en fonction de l’endroit où l’on se trouve dans l’Union européenne, adopté au Parlement européen ce jeudi 13 septembre, à une large majorité. Les députés européens exigent un travail commun des 28 États membres et de la Commission européenne pour une meilleure coopération transfrontalière et un partage de données plus efficace sur ces produits. 

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Communiqué de Rabia Aziz – Secrétaire Fédérale en charge de la Santé

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La dépendance, un enjeu national

Le Parti Socialiste défend l’idée d’un nouveau pilier de la Sécurité sociale pour prendre en charge les personnes âgées dépendantes.

Pour le gouvernement actuel, il n’est pas question de créer une nouvelle caisse de sécurité sociale. Le Medef, lui, propose un système assurantiel obligatoire.

Car, nous défendons un droit universel à la compensation de la perte d’autonomie,

Car, nous ne pouvons reporter la prise en charge de la dépendance sur les aidants familiaux, La Fédération du Rhône s’engage dans ce projet de société.

Nous vous proposons de participer à un groupe de travail (3 séances) sur la Dépendance :

Le Mercredi 11 Mai à 20h, en présence de Christiane Demontès, Sénatrice du Rhône.

Les inscriptions sont à adresser à : contact@partisocialisterhône.fr

Nous vous informons de plusieurs évènements :

–          Le Mardi 22 Mars : Ma santé et moi, MGEN.

–          Le Samedi 2 Avril : Appel à manifestation des professionnels de santé.

–          Le Jeudi 7 Avril : Appel à fermeture des cabinets de médecins généralistes.

–          Pétition sur le maintien des laboratoires de proximité : Appel de la Ligue des Droits de l’Homme

  • http://www.touchepasamonlabo.com/php/index.php

Réforme de l’Aide Médicale aux Etrangers (AME)

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Une atteinte à l’accès aux soins pour tous

Les sans-papiers les plus démunis devront payer 30€ pour être soignés. Cette mesure a été adoptée par les parlementaires de la majorité et validée par le Conseil Constitutionnel.

Pourtant, un rapport désavoue ces dispositions. Daté du 24 novembre 2010, un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) recommande de ne pas instaurer de contribution financière pour avoir accès à l’AME, ni d’accord préalable à tous les soins hospitaliers coûteux.

Une des raisons avancées : « celui de risques sanitaires sérieux du fait des retards induits sur le recours aux soins ambulatoires par la population concernée ».

En clair, contrairement à ce que voudrait nous faire croire certains députés UMP, les économies réalisées par la mise en place de ces mesures seraient largement inférieures aux coûts induits par le retardement des soins pour les personnes concernées.

Une fois de plus, ce sont les plus vulnérables qui subissent la politique populiste et démagogue du gouvernement en place. Le Parti Socialiste s’associe aux associations qui dénoncent cette réforme.

Rabia Aziz, Secrétaire Fédérale à la Protection sociale et à la Santé

Ripostes n°44: L’hôpital public sommé d’être rentable

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La loi « Hôpital, patients, santé et territoires » : un hôpital public sommé d’être rentable

Depuis 2002, la droite n’a eu de cesse de s’attaquer au système de santé français. La hausse de la CSG, les franchises médicales sur les consultations et médicaments, le gouffre financier du dossier médical personnel, les dépassements d’honoraires des spécialistes… sont autant de dispositifs qui ont conduit à un accroissement du déficit de la sécurité sociale et au retrait progressif de protections sociales des citoyens.

Par la nouvelle loi « Hôpital, patients, santé et territoires », Roselyne Bachelot continue dans la droite ligne du détricotage amorcé et s’attaque désormais aux hôpitaux.

Une situation aggravante pour les hôpitaux

Les mesures importantes de la loi
–    Les moyens des hôpitaux seront définis uniquement en fonction du volume d’activités, au détriment des critères de qualité et sans tenir compte de la nature des actes.
–    La convergence tarifaire entre public et privé pousse à privilégier les missions et les soins rentables.
–    Le gouvernement et la majorité, ont refusé de garantir dans la loi l’existence d’établissement public de proximité en contradiction avec l’engagement de Mme Bachelot de ne pas fermer d’hôpitaux.
–    Les cliniques privées pourront choisir les missions les plus lucratives et s’exonérer de la permanence des soins, des urgences ou de la prise en charge des patients les plus pauvres.

Des déserts médicaux toujours très forts
C’était une demande pressante du PS d’agir sur les déserts médicaux en France. De nombreuses zones rurales manquent cruellement de médecins et les élus locaux ont alerté le gouvernement à de nombreuses reprises. A titre d’exemple, Pierre Morel-A-l’Huissier, député UMP a même expliqué à l’Assemblée Nationale

« En Lozère, il y a plus de vétérinaires efficients que de médecins. En zone rurale, il vaut mieux être une vache qu’un homme ».

Le gouvernement refuse d’encourager la formation des médecins généralistes. Faute d’actions volontaristes, de nombreuses régions manquent de médecins et d’équipements sanitaires. Les propositions de répartition territoriale par le numerus clausus sont nettement insuffisantes. Elles ne s’appuient pas sur une formation des futurs généralistes dans les cabinets en ville ou en campagne. Et l’abandon en 2003 de l’obligation pour les médecins de participer à la permanence de soins a rendu encore plus difficile l’accès à un médecin généraliste le soir, la nuit ou le week-end. De plus, Le projet de loi définit la médecine générale de premier recours sans modifier le mode de rémunération des actes.

Les Agences régionales de santé, une fausse bonne idée
Le projet de loi crée les Agences Régionales de Santé pour assumer les prérogatives des instances régionales de l’assurance maladie et des actuelles agences régionales d’hospitalisation pour les établissements publics, privés, les professionnels de santé libéraux ou le secteur médico-social, mais sans définir avec pertinence les responsabilités des acteurs et leur coordination. Le pilotage des ARS ne peut se limiter au seul directeur général, nommé par le gouvernement. La prise en compte des inégalités territoriales, l’aménagement sanitaire, la sécurité et l’accès réel aux soins de qualité sont autant de paramètres qui imposent que les représentants de la population prennent une place essentielle dans le dispositif.

Les propositions des socialistes : garantir la permanence des soins sur tout le territoire

Le gouvernement néglige la nécessité d’accès à tous de la santé, que ce soient les déserts médicaux, la formation des médecins, la prévention ou la coopération entre les professionnels de santé.
Les propositions de socialistes sont concrètes sur tous ces sujets et répondent à un besoin urgent : développer les réseaux et les maisons de santé pluridisciplinaires, imposer un moratoire de la convergence tarifaire, interdire aux établissements privés de sélectionner les missions de service public rentables, interdire l’installation des médecins et des professions paramédicales dans les zones très denses, créer la filière universitaire de médecine générale avec des stages d’internat en cabinet et non à l’hôpital, améliorer la formation continue obligatoire et indépendante de l’industrie pharmaceutique…

Le volet de la prévention est quant à lui infime. La prévention n’est vue qu’au travers de l’interdiction de ventes d’alcool aux mineurs, or le ps demande que la politique de santé publique prenne en compte les risques d’obésité, de vieillissement et de santé mentale (1/5 de la population est concernée).