Baisse du chômage, la stratégie gagnante du gouvernement.

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Les chiffres du chômage pour le mois d’août viennent d’être publiés : pour la première fois depuis avril 2011, le nombre de demandeurs d’emploi connaît une forte baisse avec 50 000 demandeurs d’emploi de catégorie A en moins. Cette baisse intervient alors que pour le 4ème mois consécutif, notre pays connaît également une baisse significative du chômage chez les jeunes (-5% en août).

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Ripostes n°45: le poisson d’avril de Fillon

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LE POISSON D’AVRIL DE FILLON : L’ENCADREMENT DES BONUS DES PATRONS

Une des premières mesures prises par Nicolas Sarkozy à son arrivée au pouvoir a été de mettre en place le bouclier fiscal et le paquet fiscal. Le message adressé était alors clair : le bon fonctionnement de l’économie passait selon lui par le desserrement des règles appliquées aux entreprises afin de conduire à un libéralisme censé être moteur de la relance économique française.

Deux ans après, le constat n’est pas brillant : les fortunes exilées ne sont pas revenues (d’ailleurs pourquoi reviendraient-ils puisque les paradis fiscaux les exonèrent quasi complètement d’impôts), le chômage ne fait qu’augmenter et les grands patrons ont profité des avantages fiscaux sans pour autant réinvestir.

Dernièrement, de nombreuses affaires ont éclatées concernant des patrons s’octroyant bonus, primes, stock-options et autres rémunérations supplémentaires pendant qu’ils licenciaient leur personnel. Pire, certaines de ces entreprises ont été aidées il y a quelques mois par l’Etat (ex : Société Générale).

La réaction théâtrale du gouvernement
Les réactions du gouvernement sont faussement virulentes face à ces « suppressions de postes scandaleuses » (Laurent Wauquiez parlant de Total) « indécentes » (Luc Chatel parlant de la Société Générale). Pourtant, lorsque l’Etat a injecté des milliards dans le système bancaire, la Parti Socialiste avait demandé un contrôle rapproché de ces différentes entreprises. La droite nous avait alors ri au nez quand nous avions fait ces propositions, et on se rend compte aujourd’hui de l’absence totale d’encadrement de ces aides.

Le décret proposé contient plusieurs éléments :
– limitation temporaire jusque fin 2010 d’une partie des rémunérations de patrons dans certaines entreprises ayant bénéficié d’une aide de l’Etat dans le cadre du plan de sauvetage des secteurs bancaire et automobile. Mais ces dispositions ne concernent pas celles recevant des financements du fonds stratégique d’investissement, comme Valéo.
– Les bonus sont autorisés mais revus chaque année par le conseil d’administration ou de surveillance (article 2) qui choisit selon les seuls critères de performance et doit annoncer publiquement l’octroi de bonus. Les critères ne sont toutefois pas établis.
– Les bonus sont interdits en cas de « licenciements de forte ampleur ». Problème : aucun critère n’est fixé ! On aboutira donc à du cas par cas.
– Les entreprises concernées ont l’obligation de respecter le décret (article 3). Non seulement cet article n’a pas lieu d’être du fait même de l’existence du décret (on ne mentionne pas dans chaque loi qu’elle doit être respectée !) mais en plus il n’y a pas de contrainte fixée.
– Les indemnités de départ dans les entreprises publiques sont encadrées (art.5)
– Les autres entreprises doivent se conformer au code de bonne conduite édicté par le Medef et l’Association française des entreprises privées (AFEP). Le patronat mettra également en place un comité des sages chargé de veiller à ce que les dirigeants reconsidèrent leur rémunération en cas de plan social.

Les propositions de socialistes pour sortir enfin de ce bourbier:
Des mesures plus larges sur les modalités de rémunérations dans les entreprises doivent être envisagées. Et les socialistes – loin d’être des rêveurs – ont des solutions concrètes à proposer :
– Plafonnement des rémunérations fixes et variables des directions d’entreprises aidées par l’Etat.
– Suppression du système des stock-options, réservé aux seules PME émergentes pendant cinq ans.
– Abrogation du bouclier fiscal
– Abrogation du paquet fiscal
– Conditionnement des allègements de charge des entreprises à la conclusion d’accords sur les salaires et la garantie de l’emploi.

« Agir vraiment contre la crise » réunion du 26 février

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Le 26 février dernier, à l’initiative de Samir Khamassi, secrétaire fédéral à l’économie et à l’emploi, une grande réunion publique s’est tenue sur le thème « Agir vraiment contre la crise ». Elus locaux, économistes, syndicalistes, les différents intervenants ont apporté chacun un éclairage complémentaire sur les enjeux économiques et sociaux de la crise que nous traversons.

Si le gouvernement de Nicolas Sarkozy est incapable de répondre efficacement à la crise, c’est tout simplement parce que ses valeurs, les valeurs libérales, sont précisément celles qui sont responsables de la situation actuelle. Le gouvernement est incapable de prendre les mesures d’envergure dont nous aurions besoin. Le plan de relance du PS, en parfaite cohérence avec les plans des socialistes européens, est dans cette logique, et marche « sur ses deux jambes », l’offre ET la demande, en proposant un effort considérable pour le pouvoir d’achat et la relance de la consommation, tout en favorisant l’investissement.

Jean Louis Gagnaire, vice président de la région Rhone Alpes, et David Kimelfeld, vice président du Grand Lyon , tous les deux délégués au développement économique, ont énumérés les mesures prises par les collectivités socialistes, à leur échelle, pour lutter contre les fermetures d’entreprise et les licenciements. Car ce que le gouvernement semble oublier, notamment lorsque Nicolas Sarkozy propose de supprimer la taxe professionnelle, c’est que les collectivités locales représentent 73% de l’investissement en France, mais pas plus de 13% de l’ensemble des prélèvements obligatoires et 10% de la dette publique. Entre fonds de garantie, appui au conseil, et aide à la formation des salariés en chômage technique, les collectivités font des efforts considérables pour éviter l’irréparable, à savoir les fermetures d’entreprise.

Pierre Alain Muet, économiste et député de la 2e circonscription, a quant à lui replacé les enjeux de la crise dans une perspective historique: en effet, les points communs avec la crise de 1929 sont nombreux… De même, les réponses courageuses apportées par F.D. Roosevelt doivent nous inspirer aujourd’hui: une grande réforme du système financier, une ambitieuse politique de réductions des inégalités, et le renforcement des protections sociales doivent être parmi nos lignes de conduite.

Marie Anne Colangeli, secrétaire départementale de la CFDT, a apporté un éclairage complémentaire sur l’emploi. Les licenciements dans les petites entreprises se multiplient, même si on n’en entend pas parler dans les médias. Elle évoque également les limites des emplois aidés, qui entretiennent les populations dans une forte précarité car aucun dispositif de formation sur le long terme n’est envisagé. Seuls les emplois jeunes, souligne t elle, faisait cet effort.

Georges Sorel, président de la fédération françaises des associations de commerçants, a quant à lui évoqué la situation hégémonique de la grande distribution, et qui empêche toute amélioration du pouvoir d’achat par leur toute puissance sur les prix.

Le débat avec la salle fut riche, permettant aux militants d’enrichir leurs connaissances et d’affuter leurs arguments, et ainsi de pouvoir mieux convaincre nos concitoyens.

Pierre Alain Muet signe l’édito dans l’Hebdo des socialistes cette semaine

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pam.jpgPierre Alain Muet, économiste et député de Lyon, signé l’éditorial dans le dernier numéro de l’Hebdo des socialistes que chaque militant a reçu aujourd’hui.

La Confiance en faillite

Baisse du pouvoir d’achat, chute de la production, diminution de l’emploi, la France connait en cette rentrée une situation économique et sociale profondément dégradée, doublée d’une grave crise de confiance.

Comment créer la confiance quand celui qui se proclamait le président du pouvoir d’achat, ne s’est préoccupé que des plus fortunés, oubliant les salariés modestes, les chômeurs et les retraités dont le pouvoir d’achat a baissé. Comment créer la confiance quand, après avoir dilapidé 15 milliards d’euros dans un paquet fiscal aussi injuste qu’inefficace, le gouvernement clame quelques mois plus tard que notre pays est en faillite et que les caisses sont vides !

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« les socialistes et le marché » compte-rendu de l’AG des militants

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forums-renov.jpgEn présence de Pierre-Alain Muet, député du Rhône, les militants ont largement échangé sur le rapport des socialistes avec le marché, en ce samedi 8 décembre au matin!

Le débat sur le deuxième thème de la rénovation du PS fut l’occasion d’abbattre quelques préjugés sur la gauche et l’économie! Oui, les socialistes au pouvoir sont de bons gestionnaires, et par la création d’emplois et des politiques d’accompagnement des risques, créent les conditions d’une économie prospère, dont les bénéfices sont équitablement partagés. Le gouvernement actuel, au contraire, creuse les déficits pour enrichir ceux qui le sont déjà…

Au delà des idées préconçues, un débat argumenté autour de la question économique, de l’économie de marché dans laquelle s’inscrivent les socialistes, et qu’au delà du marché, ce sont bien les instruments de solidarité et de régulation qui permettent le progrès et le développement des sociétés!

L’autre idée forte reprise par tous fut l’urgence écologique, qui nous amène à devoir penser un nouveau modèle de croissance et de développement.

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