[EVENEMENT ] Conférence-Débat à Tarare, avec Sylvie Guillaume, le 18 octobre à 20h30

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Jeudi 18 octobre, venez échanger avec Sylvie Guillaume, députée européenne et vice-présidente au Parlement Européen sur les enjeux des prochaines élections européennes. Analyse, pédagogie et convictions au menu de cette soirée organisée par les camarades de la section PS de l’Ouest Rhodanien.

N’hésitez pas à relayer l’information dans vos réseaux. Téléchargez l’invitation en version pdf ici: INVITATION

Ripostes n°45: le poisson d’avril de Fillon

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LE POISSON D’AVRIL DE FILLON : L’ENCADREMENT DES BONUS DES PATRONS

Une des premières mesures prises par Nicolas Sarkozy à son arrivée au pouvoir a été de mettre en place le bouclier fiscal et le paquet fiscal. Le message adressé était alors clair : le bon fonctionnement de l’économie passait selon lui par le desserrement des règles appliquées aux entreprises afin de conduire à un libéralisme censé être moteur de la relance économique française.

Deux ans après, le constat n’est pas brillant : les fortunes exilées ne sont pas revenues (d’ailleurs pourquoi reviendraient-ils puisque les paradis fiscaux les exonèrent quasi complètement d’impôts), le chômage ne fait qu’augmenter et les grands patrons ont profité des avantages fiscaux sans pour autant réinvestir.

Dernièrement, de nombreuses affaires ont éclatées concernant des patrons s’octroyant bonus, primes, stock-options et autres rémunérations supplémentaires pendant qu’ils licenciaient leur personnel. Pire, certaines de ces entreprises ont été aidées il y a quelques mois par l’Etat (ex : Société Générale).

La réaction théâtrale du gouvernement
Les réactions du gouvernement sont faussement virulentes face à ces « suppressions de postes scandaleuses » (Laurent Wauquiez parlant de Total) « indécentes » (Luc Chatel parlant de la Société Générale). Pourtant, lorsque l’Etat a injecté des milliards dans le système bancaire, la Parti Socialiste avait demandé un contrôle rapproché de ces différentes entreprises. La droite nous avait alors ri au nez quand nous avions fait ces propositions, et on se rend compte aujourd’hui de l’absence totale d’encadrement de ces aides.

Le décret proposé contient plusieurs éléments :
– limitation temporaire jusque fin 2010 d’une partie des rémunérations de patrons dans certaines entreprises ayant bénéficié d’une aide de l’Etat dans le cadre du plan de sauvetage des secteurs bancaire et automobile. Mais ces dispositions ne concernent pas celles recevant des financements du fonds stratégique d’investissement, comme Valéo.
– Les bonus sont autorisés mais revus chaque année par le conseil d’administration ou de surveillance (article 2) qui choisit selon les seuls critères de performance et doit annoncer publiquement l’octroi de bonus. Les critères ne sont toutefois pas établis.
– Les bonus sont interdits en cas de « licenciements de forte ampleur ». Problème : aucun critère n’est fixé ! On aboutira donc à du cas par cas.
– Les entreprises concernées ont l’obligation de respecter le décret (article 3). Non seulement cet article n’a pas lieu d’être du fait même de l’existence du décret (on ne mentionne pas dans chaque loi qu’elle doit être respectée !) mais en plus il n’y a pas de contrainte fixée.
– Les indemnités de départ dans les entreprises publiques sont encadrées (art.5)
– Les autres entreprises doivent se conformer au code de bonne conduite édicté par le Medef et l’Association française des entreprises privées (AFEP). Le patronat mettra également en place un comité des sages chargé de veiller à ce que les dirigeants reconsidèrent leur rémunération en cas de plan social.

Les propositions de socialistes pour sortir enfin de ce bourbier:
Des mesures plus larges sur les modalités de rémunérations dans les entreprises doivent être envisagées. Et les socialistes – loin d’être des rêveurs – ont des solutions concrètes à proposer :
– Plafonnement des rémunérations fixes et variables des directions d’entreprises aidées par l’Etat.
– Suppression du système des stock-options, réservé aux seules PME émergentes pendant cinq ans.
– Abrogation du bouclier fiscal
– Abrogation du paquet fiscal
– Conditionnement des allègements de charge des entreprises à la conclusion d’accords sur les salaires et la garantie de l’emploi.

Grande mobilisation du 19 mars

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La situation économique et sociale du pays est de plus en plus critique. Les 90 000 chômeurs supplémentaires de janvier montre la véritable dimension de la crise que nous traversons. Le gouvernement, dans un cynisme terrible, se contente d’égrener les chiffres et M. Fillon d’appeler au civisme et au sens de l’effort.
Alors que les leviers existent, le gouvernement refuse, encore et toujours, de :
–    Soutenir fortement le pouvoir d’achat et relancer la consommation, alors que les Français ont des difficultés de plus en plus grandes à faire face au quotidien ;
–    Remettre en cause le paquet fiscal qui accentue les inégalités et creuse dramatiquement les déficits  dans une période ou l’Etat doit massivement investir pour relancer la machine économique ;
–    Supprimer le dispositif d’exonérations sur les heures supplémentaires, qui dans un contexte comme le nôtre, n’est ni plus ni moins qu’un encouragement au chômage.

Ajoutons à cela l’obstination coupable du gouvernement à propos de l’hôpital public, ou de l’université, où les suppressions de postes sont légions, la situation n’en est que plus insupportable.
Un changement de cap radical de la politique du gouvernement est nécessaire.

Les centrales syndicales appellent, après le succès de la manifestation du 29 janvier dernier, à une nouvelle grande journée de mobilisation interprofessionnelle le 19 mars prochain.

Le Parti Socialiste s’associe à cette mobilisation et organisera un cortège, que nous espérons encore plus important et plus joyeux que celui du 29 janvier : drapeaux, sono, voiture, ballons, les socialistes seront au rendez-vous.

Rendez-vous pour les socialistes  à le jeudi 19 mars 10h30 sur le pont au dessus des voies de chemin de fer entre le cours Albert Thomas et le Cours Gambetta. (entre les métro sans souci et Garibaldi)

Nous nous insèrerons dans le cortège à la suite des syndicats.

Cliquez ici pour lire l’appel commun des partis de gauche.

« Agir vraiment contre la crise » réunion du 26 février

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Le 26 février dernier, à l’initiative de Samir Khamassi, secrétaire fédéral à l’économie et à l’emploi, une grande réunion publique s’est tenue sur le thème « Agir vraiment contre la crise ». Elus locaux, économistes, syndicalistes, les différents intervenants ont apporté chacun un éclairage complémentaire sur les enjeux économiques et sociaux de la crise que nous traversons.

Si le gouvernement de Nicolas Sarkozy est incapable de répondre efficacement à la crise, c’est tout simplement parce que ses valeurs, les valeurs libérales, sont précisément celles qui sont responsables de la situation actuelle. Le gouvernement est incapable de prendre les mesures d’envergure dont nous aurions besoin. Le plan de relance du PS, en parfaite cohérence avec les plans des socialistes européens, est dans cette logique, et marche « sur ses deux jambes », l’offre ET la demande, en proposant un effort considérable pour le pouvoir d’achat et la relance de la consommation, tout en favorisant l’investissement.

Jean Louis Gagnaire, vice président de la région Rhone Alpes, et David Kimelfeld, vice président du Grand Lyon , tous les deux délégués au développement économique, ont énumérés les mesures prises par les collectivités socialistes, à leur échelle, pour lutter contre les fermetures d’entreprise et les licenciements. Car ce que le gouvernement semble oublier, notamment lorsque Nicolas Sarkozy propose de supprimer la taxe professionnelle, c’est que les collectivités locales représentent 73% de l’investissement en France, mais pas plus de 13% de l’ensemble des prélèvements obligatoires et 10% de la dette publique. Entre fonds de garantie, appui au conseil, et aide à la formation des salariés en chômage technique, les collectivités font des efforts considérables pour éviter l’irréparable, à savoir les fermetures d’entreprise.

Pierre Alain Muet, économiste et député de la 2e circonscription, a quant à lui replacé les enjeux de la crise dans une perspective historique: en effet, les points communs avec la crise de 1929 sont nombreux… De même, les réponses courageuses apportées par F.D. Roosevelt doivent nous inspirer aujourd’hui: une grande réforme du système financier, une ambitieuse politique de réductions des inégalités, et le renforcement des protections sociales doivent être parmi nos lignes de conduite.

Marie Anne Colangeli, secrétaire départementale de la CFDT, a apporté un éclairage complémentaire sur l’emploi. Les licenciements dans les petites entreprises se multiplient, même si on n’en entend pas parler dans les médias. Elle évoque également les limites des emplois aidés, qui entretiennent les populations dans une forte précarité car aucun dispositif de formation sur le long terme n’est envisagé. Seuls les emplois jeunes, souligne t elle, faisait cet effort.

Georges Sorel, président de la fédération françaises des associations de commerçants, a quant à lui évoqué la situation hégémonique de la grande distribution, et qui empêche toute amélioration du pouvoir d’achat par leur toute puissance sur les prix.

Le débat avec la salle fut riche, permettant aux militants d’enrichir leurs connaissances et d’affuter leurs arguments, et ainsi de pouvoir mieux convaincre nos concitoyens.