Ecrit le .

Cher(e)s camarades,
Dimanche soir, nous avons subi une défaite dans les urnes que nous ne saurions ignorer.
Mes pensées vont d’abord aux maires et à leurs équipes, qui ont ardemment travaillé pour leurs villes et ne sont pas reconduits aujourd’hui, victimes d’une colère exprimée avant tout à l’encontre de la politique nationale. Je veux donc leur rendre hommage et insister sur le travail, l’implication et l’engagement qui ont été les leurs pendant ce mandat.
Ces défaites, si injustes soient-elles, ne doivent cependant pas nous faire oublier qu’il y a aussi eu, partout dans le Rhône, de très belles victoires : alors que nos camarades Pierre-Jean Zannettacci à l’Arbresle, Thérèse Corompt à Condrieu, Yves Blein à Feyzin et Arthur Roche à Genay avaient reconquis leur mairie dès le premier tour, j’adresse également, au lendemain du premier tour, toutes mes félicitations à Gérard Collomb à Lyon, Annie Guillemot à Bron, Jean-Paul Bret à Villeurbanne, Jean-Claude Talbot à Corbas et bien sûr à Hélène Geoffroy qui a conquis Vaulx-en-Velin, ainsi qu’à leurs équipes.
Je veux remercier tous les militants et sympathisants qui se sont engagés dans cette campagne pour porter nos candidats et leurs valeurs, tous ceux d’entre vous qui se sont battus avec énergie et détermination, quelle qu’en ait été l’issue et j’appelle de mes vœux, à présent, le plus large rassemblement possible.
Ces élections municipales, par le niveau record d’abstention sur la majorité des territoires, ont constitué un message fort, de mécontentement et d’impatience des français, à l’intention d’abord de notre exécutif national.
L’allocution du Président de la République lundi soir et l’annonce d’un pacte de solidarité pour renforcer la justice sociale, démontre que la colère des français, pris dans une crise trop longue et trop difficile, a été entendue.
La nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre est par ailleurs porteuse d’un nouvel élan, car la constitution d’un « gouvernement de combat » resserré, dessine l’espoir d’un retour de l’offensive et de la cohérence au plus haut niveau de l’Etat.
Enfin, je veux dire que ces élections municipales ont aussi été une sanction de la division de la famille socialiste et, plus largement, de la gauche.
Mes chers camarades, au lendemain d’élections où nous avons été durement sanctionnés, le rassemblement de nos forces est impératif : prenons garde, dans cet environnement propice, aux divisions au sein de notre propre camp. Comme viennent de le démontrer à nouveau ces élections municipales, elles ne conduisent qu’à nous affaiblir davantage et à étouffer notre message : elles ne font que le jeu de nos adversaires.
Nous devons aujourd’hui exiger du gouvernement une accélération dans le redressement du pays, une action plus efficace et plus lisible, mais aussi garantir l’union de notre famille tant nationalement que localement.
Nous ne pourrons mener nos politiques de gauche, dans nos villes comme à la Métropole, efficacement et en cohérence, que rassemblés. A l’heure d’amorcer cette seconde phase, j’en appelle donc à la responsabilité de chacun d’entre nous, pour tirer les leçons des défaites municipales et travailler ensemble à construire la suite dans notre département.
Amitiés socialistes
David Kimelfeld
Premier secrétaire fédéral

Les commentaires sont fermés.