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Alors que la gauche travaille, au niveau national comme au niveau local, à rétablir les comptes publics et notre compétitivité, à consolider notre modèle social et à venir en soutien des plus modestes, il est étonnant de constater à quel point les responsables de la situation à laquelle nous faisons face aujourd’hui semblent souffrir d’amnésie.

Rappelons qu’en dix années au pouvoir, les gouvernements de droite successifs sont parvenus à doubler la dette de notre pays, la faisant passer de 900 milliards à 1,8 milliards d’euros. Dans le même temps, les niches fiscales et les dérogations accordées à l’égalité et la justice devant l’impôt ont permis la fuite de 70 milliards de revenus de l’imposition des plus riches.

C’est cette même droite qui impute publiquement au gouvernement Ayraud le gel du barème de l’impôt sur le revenu ou encore la suppression de la demie part d’imposition pour les veufs : deux mesures qui ont été proposées par le gouvernement de Fillon et votées par le Parlement en 2008 et 2011 !

Poussant plus loin encore l’incurie en matière financière et les postures politiciennes, l’UMP et l’UDI viennent de voter contre toutes les mesures de pouvoir d’achat et de justice fiscale contenues dans
le projet de loi de finances 2014, se comportant donc à Paris en totale opposition avec ce qu’ils affirment, sur le terrain, aux citoyens français.

Ils se sont ainsi opposés aux mesures que le gouvernement met en place pour réparer les injustices précédemment créées : pour exemple, le rétablissement de l’indexation du barème d’impôt sur le revenu sur les prix, qui permettra de soutenir
le pouvoir d’achat des ménages à hauteur de 900 millions d’euros ; Ou encore le relèvement de la décôte et l’augmentation du revenu fiscal de référence ; deux mesures qui permettront aux plus fragiles de sortir de l’imposition.

Face à la multiplication des prélèvements, orchestrée par la droite pendant 10 ans pour mieux consentir aux plus hauts revenus allègements fiscaux et suppressions d’impôts, nous oeuvrons
aujourd’hui au rétablissement de la justice sociale, en réinstaurant la solidarité comme base de la fiscalité et la croissance comme moteur de notre économie.
Et n’en déplaise aux parlementaires UMP qui tentent de nous imputer leurs choix passés, la France se redresse, notre économie se stabilise et depuis 2 semestres le revenu moyen des ménages
augmente. Ce à quoi ils n’auront guère contribué.
Le premier secrétaire fédéral

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