Ecrit le .

Cela fait maintenant un an que nous avons remporté cette victoire non seulement contre Nicolas Sarkozy et la droite mais pour qu’une politique de gauche s’appuyant sur les propositions de François Hollande réponde à la réalité de la crise avec des réponses concrètes aux problèmes posés. Ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est que le Président de la république et son gouvernement réussissent et redressent cette situation difficile, que certains qualifient même de catastrophique. Certains nous disent que nous pourrions changer de cap, changer d’orientations. Certains nous disent même que des ministres souhaitent une autre politique.

Certes la crise et ses effets dévastateurs se sont aggravés en renforçant les inquiétudes et les doutes de nos concitoyens mais les enjeux restent les mêmes.

Faudrait-il alors pour autant changer de politique en expliquant soit que nous n’avions pas mesuré l’ampleur et la nature de la crise, soit que les réformes proposées n’étaient pas réalistes et n’avaient comme durée de vie que le temps de la campagne ?

Faudrait-il pour autant changer de politique parce que certains pensent qu’il n’est plus utile de tendre à un équilibre des comptes publics indispensable pour retrouver des marges de manoeuvre nécessaire à la croissance et donc à l’emploi ?

Faudrait-il pour autant changer de politique avec une crise sans précédent juste pour nous faciliter la tâche des prochaines échéances électorales et les accords avec nos partenaires sur notre gauche ?

Nous ne sommes plus, mes chers camarades, en train de gérer un prochain congrès du parti socialiste ou le match retour du précédent, nous sommes les acteurs d’une majorité qui doit faire face à la plus violente des crises économiques sous la Ve république.

Cette crise ne pourra pas se résoudre par des recettes prodiguées par chaque ministre mais uniquement sous l’autorité du Chef de l’état et de son Premier ministre dans une stratégie décidée par le Président de la république. Cependant cette discipline indispensable dans la tourmente pour notre parti, pour les militants que nous sommes ne peut se faire sans la même discipline à l’Assemblée et au Sénat. Le Président de la république doit, là aussi, envoyer des signes forts.

Nos concitoyens reprendront confiance en nous seulement si la sauvegarde et la création d’emplois sont au rendez-vous. Il nous faut rester mobilisés sur l’essentiel, c’est à dire l’emploi, le logement, l’accès à la santé pour tous .Je fais partie de ceux qui pensent que tout ne peut pas s’inspirer du local mais qu’il serait bon de regarder avec beaucoup plus d’attention les réussites dans nos territoires qui ont souvent jouer d’amortisseurs à la crise.

Dans ces temps difficiles, nous devons rester mobilisés sans la crainte du débat interne, mais dans l’unité pour l’extérieur.

Toute autre attitude serait mortifère pour notre parti.

Le Premier Secrétaire fédéral

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