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Début avril, le projet de loi gouvernemental de « Sécurisation de l’emploi » sera débattu à l’Assemblée Nationale. La méthode adoptée valide l’engagement du Président de la République en faveur de la démocratie sociale et sa volonté affichée dès janvier 2012 dans la campagne présidentielle « d’inscrire dans la Constitution l’obligation de concertation avant tout projet de loi social » rompant ainsi avec le mépris des corps intermédiaires du précédent gouvernement. Après la signature de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier dernier, son étude par nos parlementaires devra permettre de conserver l’équilibre que les partenaires sociaux ont su trouver.

En effet, quelques voix s’élèvent au sein même de notre parti, pour demander à nos parlementaires de réécrire ce texte en contradiction avec le respect de la démocratie sociale dont il est le fruit, ignorant les avancées qu’il contient et qu’il nous faut au contraire promouvoir : notamment la protection des salariés avec l’obligation d’offrir une complémentaire santé, la création du compte personnel de formation, l’encadrement des conditions d’utilisation du travail à temps partiel, les droits au chômage transférables, la meilleure taxation des CDD, l’entrée des représentants de salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Certes ce texte est perfectible et il est de notre devoir que la justice sociale soit au cœur des négociations. Pour cela je fais confiance à nos députés pour défendre nos valeurs et un modèle de société dans laquelle le CDI est la norme, la sécurité sociale professionnelle est une réalité et les droits des salariés sont protégés face aux attaques menées contre le Code du travail.

Sur ce dossier comme sur d’autres, nous devons, nous socialistes, être les garants du respect des 60 propositions de notre candidat. Ce sont elles qui accompagneront notre gouvernement pour les années à venir, sans laisser croire que nous pourrions mener une toute autre politique dans un environnement économique et un contexte européen tels que nous les connaissons. Nous devons également être sources de propositions pour notre gouvernement. Face aux difficultés que rencontrent aujourd’hui l’Europe et nos concitoyens, nous devons avant tout être mobilisés pour que les engagements pris par notre candidat soient aujourd’hui tenus par notre Président.

Le Premier Secrétaire fédéral

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