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Entré en vigueur en novembre 2012, le dispositif Emplois d’Avenir est au coeur de la mobilisation du gouvernement pour l’emploi des jeunes. Le dispositif permettra dès 2013 la création de 100 000 postes. Par ailleurs, en décembre dernier, la création du nouveau dispositif de lutte contre le décrochage scolaire « Objectif Emploi » renforce encore l’action en direction des jeunes et doit permettre à 20 000 jeunes sortis sans diplôme du système éducatif de raccrocher de manière effective d’ici fin 2013. Enfin, la Garantie Jeunes, sera quant à elle déployée dans 10 territoires pilotes dés la rentrée de 2013 afin de faire en sorte que chaque jeune au chômage depuis 4 mois dispose d’une offre d’emploi, de formation ou de stage de qualité . Toutes ces mesurent permettront de repérer les jeunes les plus en difficulté, leur proposer un parcours de formation et leur offrir une première expérience professionnelle. Une politique qui marquent la mise en œuvre d’une véritable prise en charge partenariale du chômage des jeunes, par l’État, les collectivités et les associations.

Rencontre avec Jacky Darne, Président de l’Union Régionale des Missions Locales  :

Quel sera le rôle des missions locales dans la mise en ouvre des Emplois d’avenir ?
Les Missions Locales sont en première ligne parce que c’est le réseau le plus important de connaissances et d’appui aux jeunes. 125 000 jeunes sont suivis en Rhône-Alpes, dont 35 000 dans le Rhône !
Les Missions Locales apprécient ce dispositif pour 3 raisons: Il s’adresse en priorité aux jeunes sans qualification (environ 40 % des jeunes suivis). C’est bien car c’est pour eux que l’insertion professionnelle est la plus difficile. Dans certains cas (jeunes habitants des quartiers politique de la ville) la qualification est possible jusqu’au niveau bac+2.
La durée du contrat : 3 ans est une bonne durée (cependant des contrats plus courts de 1 ou 2 ans sont possibles). Elle permet une vraie formation et donne à l’employeur une meilleure possibilité de gestion du poste de travail. La mission locale a une fonction d’accompagnement tout au long du contrat. La durée hebdomadaire de travail de 35 heures est aussi satisfaisante car dans ce temps il est possible d’intégrer de la formation tout en laissant une disponibilité pour le travail suffisante.

Le niveau de la participation de l’État est à un niveau significatif et laisse une charge de 25 % à l’employeur ce qui est en général finançable (n’oublions pas qu’un travail est fourni en contre-partie !)

Comment se passe le démarrage de ce dispositif ?
Ce dispositif est pertinent et utile, il doit réussir.
Pourtant aujourd’hui il ne démarre que lentement : les collectivités locales sont contraintes financièrement, ce qui les rend prudentes. Prudence qui se traduit par une hésitation dans les recrutements -même de contrats très aidés- et a aussi conduit à limiter les subventions aux associations ou aux autres institutions du secteur non marchand (employeurs visés par les emplois d’avenir).

C’est pourquoi nous lançons un appel à la mobilisation pour populariser ce dispositif et pour trouver les solutions aux problèmes éventuellement rencontrés.

N’hésitez pas à contacter le réseau des missions locales pour qu’elles puissent venir, au cours de rencontres et réunions, répondre aux questions que peuvent se poser les employeurs potentiels.

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