Ecrit le .

Après l’accord national interprofessionnel du 11 janvier, nous saluons la volonté de dialogue social du gouvernement et invitons les parlementaires à contribuer, à leur tour, à une meilleure protection des salariés. Nous voulons d’abord saluer la méthode du gouvernement qui valide l’engagement très précoce du Président de la République en faveur de la démocratie sociale et sa volonté affichée dès janvier 2012 dans la campagne présidentielle « d’inscrire dans la constitution l’obligation de concertation avant tout projet de loi social » rompant ainsi avec le mépris des corps intermédiaires du précédent gouvernement.

Fidèle à son engagement 35 « pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons aux ouvriers et aux employés qui en sont victimes la possibilité de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l’intérêt de l’entreprise », François Hollande vient d’annoncer qu’une loi sur la reprise des entreprises « rentables » allait être inscrite à l’agenda pour lutter contre les « licenciements boursiers ».

De ce fait, il compte apporter, par la loi, un complément aux éléments de l’accord syndical du 11 janvier 2013.

Il comprend plusieurs avancées, notamment dans la protection des salariés avec l’obligation d’offrir une complémentaire santé, la création du compte personnel de formation, l’encadrement des conditions d’utilisation du travail à temps partiel, les droits au chômage transférables, la meilleure taxation des CDD, l’entrée des représentants de salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises.

En tant que socialistes, nous défendons un modèle de société dans laquelle le CDI est la norme, la sécurité sociale professionnelle est une réalité et les droits des salariés sont protégés face aux attaques menées contre le code du travail. Nous faisons donc confiance à nos parlementaires dans le cadre du débat qui va s’ouvrir pour que la loi corresponde effectivement à cette volonté de changement et d’espoir dans une société solidaire en cette période de crise exprimée par les français le 6 mai.

Par exemple, nous comptons sur eux pour améliorer l’information des instances représentatives des salariés, pour faciliter l’organisation des salariés dans les petites et moyennes entreprises et empêcher les possibles effets d’aubaine qui pourraient être défavorables aux salariés.

Un Réponse à “Riposte: Accord sur la sécurisation de l’emploi”

  1. vivant

    comment pouvez vous donner un satisfecit à un accord de regression social.
    vous ne devez pas l’avoir etudié pour apporter de tels commentaires.
    je remarque d’ailleurs que vous ne faites aucunes allusion au contenu qui donne satisfaction au medef , en avez vous honte ou voulez vous le cammoufler?
    cet accord donne la possibilité aux patrons de reduire les salaires , de licencier comme il veut.le revolver sur la tempe des salaries
    Quand aux soit disant avancées :la mutuelle pour tous est remise à d’autres negociations et pour plus tard.en ce qui concerne les cdd, le patronat a reussi à reduire sa cotisation globale, ce sont donc les salaries et les chomeurs qui vont payer.
    le medef a bien eu raison de feter son succes