
Motion 4 :
« Oser. Plus loin, plus vite »
Présentation de la Motion « Oser. Plus loin, plus vite » par mandataire du Rhône
Militantes, militants, citoyennes, citoyens… chers camarades, bonsoir,
Tout d’abord, je remercie votre secrétaire de section de me donner l’occasion de vous dire quelques mots sur la motion 4
« Oser. Plus loin, plus vite ».
Je suis, Jacques Gruat, signataire de cette motion et mandaté à ce titre pour le département du Rhône.
Un grand moment démocratique a eu lieu au moment des primaires, ceci est reconnu par tous les français.
La campagne présidentielle et les législatives ont comblé nos espérances
Il nous reste maintenant à vraiment réussir le congrès de Toulouse.
Notre «Motion 4 » ne se veut en opposition à aucune autre motion.
Je suis heureux qu’il y ait 5 motions, toutes porteuses de propositions intéressantes qui auront pu ainsi s’exprimer.
Rien n’aurait été plus incompréhensible et dommageable qu’il n’y ait eu qu’une unique motion, je pense qu’il en serait allé de la bonne marche du parti.
Les motions 2 à 5 ne sont pas inspirées par des positionnements politiciens comme j’ai pu l’entendre dire hier soir à Décines par le mandaté de la motion 1.
« Oser. Plus loin. Plus vite », qui sommes nous, pour nous permettre pareille injonction à un gouvernement, si longtemps appelé de nos vœux, et pour l’élection duquel nous avons tant milité.
Au départ, de simples militants, qui ont saisi l’occasion du congrès pour mettre au clair les valeurs et les idées qui les soudent. Leur Contribution citoyenne a été rédigée de manière complètement participative par l’utilisation des moyens modernes de communication. Elle a trouvé un parfait complément dans la contribution des militants du Grand Projet Socialiste.
Notre motion OPLPV a été présentée par ses mandataires fédéraux dans 83 départements, elle est soutenue à ce jour par plus de 2700 signataires dont Stéphane HESSEL dont la présence à leur tête ne relève pas d’un coup marketing comme j’ai aussi pu l’entendre dire hier soir, mais véritablement de sa volonté personnelle comme l’atteste sa belle déclaration au théâtre Déjazet lors d’une AG de la motion 4(visible sur le net). La motion 4 prône donc un grand parti de gauche ouvert sur la société.
La motion 4 est issue de la volonté de militants ayant participé à plusieurs contributions aujourd’hui rassemblées.
Adossé au collectif Roosevelt 2012, où se côtoient déjà 85 000 citoyens de tous les horizons de la gauche, dont des ministres socialistes, le Grand Projet Socialiste analyse au scalpel les causes profondes de la crise, et montre comment en sortir, en évitant l’austérité et le chômage de masse, sans pratiquer de ces saignées qui achèvent le malade ni sans soigner le mal de la dette par le mal d’encore plus de dette. D’autres militants, venus du pôle écologique, ont apporté leur vision de plus long terme pour une transition énergétique et un modèle agricole soutenable.
Mais, dira-t-on, est-il opportun de proposer un programme alternatif aux 60 propositions que les Français ont ratifiées par leur vote ? N’est-ce pas marquer de la défiance, ne va-t-on pas donner l’image de la division ?
Que ce soit clair :
Comme la plupart d’entre vous je suis un militant « normal » et je suis ici pour OSER dire et OSER faire.
Mais CLAIREMENT, comme tous les signataires de la motion 4, je reste fidèle à François Hollande et à son gouvernement, Ces 60 propositions, nous les avons nous-mêmes âprement défendues en porte à porte et sur les marchés. Nous y souscrivons sans réserve. En particulier, nous souscrivons sans réserve à l’engagement d’imposer l’équité fiscale entre le capital et le travail,
Et, tout aussi CLAIREMENT, ceci n’empêche pas le débat d’idées, gage de la démocratie au sein du parti. Nous croyons que c’est le moment ou jamais de porter à votre connaissance, chers camarades, notre analyse et nos solutions. A quoi servirait un congrès sans débat et sans réflexion prospective ?
Débattre, ce n’est pas se déchirer. Proposer, ce n’est pas diviser. C’est la vie démocratique et l’honneur de notre parti. Comme toujours, on discute et, au moment opportun, on se rassemble.
Un congrès, c’est l’occasion de prendre du recul, de faire le point sur notre situation et d’envisager l’avenir.
Alors, CLAIREMENT, « OSER. Plus Loin. Plus Vite » est une motion de proposition et non d’opposition.
D’ailleurs, QUI VOUDRAIT, dans ces temps où les virtuoses de la finance enferment notre démocratie dans la résignation, se désolidariser du Président alors que nous l’avons soutenu.
QUI VOUDRAIT, vu la gravité de la crise actuelle, s’opposer aux améliorations déjà enclenchées par notre gouvernement?
Mais attention ! :
« Nous n’allons pas signé un chèque en blanc ! » Nous sommes aux urgences !
Alors justement, « OSER. PLUS LOIN, PLUS VITE », par ses forces de propositions citoyennes, paritaires, collectives, réfléchies, rationnelles, documentées, construites et constructives, innovantes et…surtout réalisables à court terme comme dans la durée, donc permanentes, s’inscrit totalement dans le projet du Président et doit lui servir de
FORCE DE PROPULSION.
Tout en soutenant évidemment le gouvernement, nous voulons donner à François Hollande les moyens d’oser, d’aller plus loin, contre les lobbies et les conservatismes qui empêchent la politique de retrouver son sens et sa crédibilité.
Notre motion n°4 se veut être utile au débat d’idées, en éclairant la réalité des crises actuelles et proposer des solutions (voir les annexes 1 à 3).
Voilà notre positionnement offensif et original dans cette période où chacun appelle légitimement à l’unité.
Ce que nous Voulons :
Pousser le parti Socialiste à être une véritable force de proposition car la crise économique et la crise sociale sont au cœur des préoccupations des français.
Nous avons donc écrit la motion « Oser. Plus loin plus vite » que nous allons présenter aux militants pour le congrès de Toulouse.
Nous voulons que le PS mette les citoyennes et les citoyens aux cœurs de son action.
Pour parler court : quelle est la situation de la France ? Encore plus qu’en 1936, beaucoup plus qu’en 1981, l’état des lieux que la gauche a trouvé en arrivant est assez catastrophique.
« Oser. Plus loin plus vite » s’articule donc autour de 4 axes
- La crise socio-économique :
- La Transition Ecologique
- L’Europe
- La Démocratie
Le fil conducteur de ces 4 axes étant l’Audace et la Démocratie
Quel est le sens de cette motion ?
- D’abord sur le Fond : Nous pensons que le gouvernement prend une bonne direction en revenant sur 10 années de destruction massive des structures de la France par la droite. Mais ceci est insuffisant pour répondre à l’urgence des crises que vivent les plus démunis. 3 millions de chômeurs, 5 millions de précaires, il faut répondre à cette situation intenable par des solutions radicales, des solutions qui redonneront les moyens d’une politique juste, d’une politique de changement, d’une politique d’avenir. Par exemple, les caisses ne sont vides que parce que la finance a détourné la création monétaire à son profit. Il est tout à fait possible en restant dans les règles du traité de Lisbonne et même au niveau de la France, de pouvoir reprendre la main sur la création monétaire et ne plus avoir à payer 50 milliards d’intérêts chaque année. Nous proposons les moyens et les objectifs comme la transition écologique ou la réduction du temps de travail. C’est concret, c’est rapide, c’est réaliste.
- Ensuite sur la Forme : Il faut nous distinguer par le fait que nous donnons les moyens des objectifs que nous fixons. Ces moyens ne dépendent pas d’une croissance attendue. Ces moyens, nous les créons et nous les orientons vers ce qui est utile aux citoyens. Répondre à l’urgence avec force.
Pourquoi l’enjeu de la démocratie ?
- Sur le fond : Nous proposons des idées qui sortent des schémas habituels. Les élites viennent de ces schémas et auront toujours du mal à en sortir. Au contraire, les citoyens vivent l’urgence et sont capables de comprendre le bon sens de ce qui est proposé. De plus, rien de radical ne peut se faire sans la compréhension et l’assentiment de la grande majorité. Ceci suppose dont une vraie démocratie permettant une information poussée de chacun et la capacité à s’exprimer, à faire remonter les informations, les besoins, les idées, de la base vers le haut plutôt que l’inverse. En outre, chacun ne doit pas voir limiter son rôle à la remontée des informations ou des idées. Chacun doit aussi pouvoir AGIR partout ou cela est possible. Expérimenter en local est parfois plus facile que d’attendre que le haut décide et donne son accord.
Enfin il faut de la transversalité, c’est ce que nous faisons par exemple à travers le réseau de nos mandataires fédéraux.
- Sur la forme : Il faut montrer que nous représentons le bon sens populaire face à une élite qui s’enferme dans des cercles de pensée. D’où la nécessité d’imposer l’ouverture à la diversité des parcours et des personnes
Clairement, comme tous les signataires de cette motion, je reste fidèle à François HOLLANDE et à son gouvernement, cependant je ne veux pas / nous ne voulons pas d’un UMP de gauche en refusant un parti « de simples de grands suiveurs » du programme présidentiel. Les signataires souhaitent que le congrès qui s’annonce permette le débat d’idées, gage de démocratie au sein du parti.
Ils souhaitent que le nouveau Parti Socialiste issu de ce congrès soit une force de propositions, qu’il joue pleinement le rôle d’aiguillon, gage de réussite.
Quoi qu’il advienne, quand nous nous retrouverons à Toulouse, la loi organique aura été votée et il ne servira à rien d’épiloguer. D’ailleurs il ne sert déjà à rien d’épiloguer… Rebondissons tout de suite vers une Europe sociale et démocratique, en réunissant en congrès, dès novembre, PS européens, syndicats et ONG, pour définir une position commune en vue d’un nouveau traité et afin de gagner ensemble les élections européennes de 2014.
Enfin, réduire le fossé entre le pouvoir et les citoyens est possible avec notamment ce qu’on pourrait appeler une VIème république.
Seule une force militante conséquente en lien avec la population peut porter les bases d’un tel renouveau. C’est ce que doit être le Parti Socialiste.
Chers-ères camarades, vous comprendrez que notre force militante citoyenne n’a jamais baissé les bras, qu’elle s’est tenue droite, la tête haute.
Notre FORCE CITOYENNE est de CROIRE FERMEMENT en nos propositions qui vont aider à façonner l’avenir au service du plus grand nombre :
des citoyens / du gouvernement / du pays / de l’Europe, car c’est là que vont se jouer, en interne, comme en externe, le DEVENIR de la Gauche.
Alors, avec Stéphane Hessel, Osons plus loin plus vite !
En conclusion, je rajouterai juste une touche de philosophique bouddhiste :
« Rien n’est plus permanent que le changement ».
Voila ce que très brièvement je tenais à vous dire, je remercie encore votre secrétaire de section de m’avoir permis cette prise de parole et j’invite tous ceux qui se sentent concernés par notre motion de la signer directement par internet sur le site www.plusloinplusvite.fr
et mieux encore de voter pour elle le 11 octobre prochain.
Je vous remercie pour votre attention.
Jacques Gruat
Mandataire 69 de la «Motion 4 »
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Ma Conclusion : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». Mais nous ne sommes pas ministres. Si un simple militant devait aussi se taire, que serait le parti sinon une société de services offrant à nos dirigeants une main d’œuvre gratuite de colleurs d’affiches. Le travail gratuit n’est-il pas condamné par l’OIT ?
Face à l’immensité des périls, la gauche de gouvernement a besoin d’un parti de masse, ouvert, attractif, lieu de débats, force de proposition et passerelle entre décideurs politiques et simples citoyens. Il serait dangereux de fermer nos oreilles aux propositions nouvelles. De même que la diversité génétique permet aux espèces de mieux résister aux maladies, la diversité des propositions est la meilleure garantie pour notre parti de pouvoir s’adapter aux turbulences à venir. Si Jacques Attali peut alimenter la boîte à idées de l’Elysée, pourquoi pas le parti socialiste ?
Nous ne sommes pas des diviseurs. Nous aspirons à la synthèse. En son temps, Harlem (motion 1) a écrit un livre sur l’intégration en collaboration avec Jean-Louis Bianco (motion 2) et Stéphane Hessel (motion 4). Vous voyez bien qu’une synthèse est possible et avec François Hollande à l’Elysée, le contraire serait malheureux !
En vue de cette synthèse, nous mettons sur la table quatre mesures, porteuses d’avenir et faciles à mettre en œuvre :
- Dès novembre, on l’a dit, un congrès de l’Europe démocratique et sociale.
- Des états généraux de l’emploi aux niveaux national et régional.
- Dès le congrès de Toulouse, revoir les statuts pour construire un parti exemplaire.
- Avant juin 2013, convoquer des états généraux de la démocratie. La VIème république, ou quel que soit le nom qu’on lui donne, ne peut naître sur un coin de table mais doit émaner d’une large consultation de citoyens.
Nous sommes des gens raisonnables. Nous nous reconnaissons dans ce qu’a écrit Susan George, ex-dirigeante d’Attac, de Greenpeace France, et membre du collectif R2012 :
« On ne promet pas la lune. On ne dit pas qu’on a réponse à tout, mais on a des solutions. Notre but est de faire des sociétés décentes et rationnelles, où les gens vivent à peu près bien, où il y a relativement peu d’inégalités, et où à peu près tout le monde a un emploi, est bien soigné et peut offrir une bonne éducation à ses enfants. »
A-je encore le temps de citer un socialiste ?
L’esprit qui nous anime, c’est un grand socialiste qui l’exprime le mieux :
« On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire : » Bah ! C’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n’y changerons rien « , à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous. ». C’est Léon Blum qui écrivait cela en 1919.
Annexe-1- La crise.
Quelle est la situation ? Encore plus qu’en 1936, beaucoup plus qu’en 1981, l’état des lieux que la gauche a trouvé en arrivant est catastrophique.
Crise financière : malgré les mille milliards injectés dans les banques privées, et qui n’ont guère profité à l’économie réelle, euphémisme, le pire est à venir si on ne change pas radicalement les règles.
Crise de la dette : avec une dette égale à 250% du PIB en 2011, les USA sont au bord de la faillite. La France n’est pas épargnée : l’héritage des années Chirac & Sarkozy, c’est une dette de 91% du PIB fin juin, de moitié supérieure aux critères de Maastricht et du TSCG.
Crise sociale : il y avait 5 millions d’inscrits à Pôle Emploi en juin dernier. La moitié de ceux qui en sortent ne retrouvent pas de travail. 60% des embauches sont des CDD de moins d’un mois. Et selon l’UNEDIC, en 2013, le chômage devrait augmenter mécaniquement de 400 000 à croissance égale (et on ne l’aura pas !). Autant dire que malgré l’effort exceptionnel que représentent les 100 000 emplois d’avenir, le compte n’y est pas !
Crise économique : en Chine, le gouvernement comprime drastiquement les salaires tout en ouvrant les vannes à n’importe quel investissement. On parle d’un village qui se serait construit un palace haut comme deux tour Eiffel ! Résultat : une énorme bulle immobilière, qui provoquera un tsunami en éclatant. Nous risquons (je cite J-P. Jouyet) « un effondrement de l’ensemble du système économique mondial ».
Crise écologique : le climat en surchauffe, les écosystèmes saccagés, les ressources naturelles qui s’épuisent menacent les fondements mêmes de notre civilisation. Excusez du peu…
Crise morale : la fortune des 0,2% les plus riches du monde atteint 39 000 milliards. Le cynisme de cette oligarchie sans frontières alimente la rupture entre le peuple et les élites, la défiance mutuelle, la montée de l’abstentionnisme et des extrêmes.
Annexe-2-Comment en est-on arrivés là ?
Comme dans les années trente : nous payons, depuis les années Reagan – Thatcher, les conséquences d’une prise de pouvoir par la finance et les actionnaires. Le modèle rhénan, fondement de la vieille social-démocratie, est moribond. La dérégulation et la baisse des impôts des plus riches ont cassé le capitalisme de partage inspiré de Ford et de Roosevelt, ce modèle gagnant – gagnant adopté par le Conseil national de la résistance, et qui nous a donné les trente glorieuses.
Avec la révolution informatique : on nous promettait la société des loisirs. On a eu le chômage de masse. « 85 à 90% des destructions d’emplois industriels sont dus aux progrès de productivité » a constaté Daniel Cohen. En France, entre 1970 et 2008, le PIB a augmenté de 150%, mais il a fallu 7% de travail en moins pour le produire, alors que le nombre d’actifs augmentait d’un tiers. Partout dans le monde, faute d’un partage équitable de ce travail raréfié, s’est créé un volant de chômage poussant à la modération salariale. Résultat : la part des salaires dans le PIB est tombée de 67% à 56%, perte colossale pour les salariés, qui ont dû s’endetter pour consommer, générant entre autres la crise des subprimes. Loin de ruisseler sur les plus pauvres, les milliards prélevés sur le travail ont alimenté les bulles spéculatives.
Annexe-3-Comment en sortir ?
Par un renversement de perspective : nous pensons qu’il revient aux politiques de contrôler la finance, et non à la finance de dicter sa loi à la politique. Et que c’est en produisant des emplois que nous retrouverons la croissance et non l’inverse.
Nous mettons sur la table : des mesures chiffrées, finançables, applicables immédiatement dans le cadre de nos engagements européens, et sans aggraver la dette. Des solutions qui marchent, puisque beaucoup d’entre elles ont été appliquées avec succès dans d’autres pays.
Réduire la dette sans nous serrer la ceinture, c’est possible. C’est la menace de taux d’intérêt exorbitants qui oblige les gouvernements à filer doux. Et si nous mettions fin à ce chantage ? C’est possible sans changer le traité de Maastricht ! Si la BCE ne peut prêter directement aux Etats, elle peut le faire par l’intermédiaire de banques publiques comme la BEI et la BPI.
Les baisses d’impôts depuis 2000 ont coûté 100 Mds. Une taxe à 1% sur les transactions financières rapporterait 600 Mds. En luttant pour de bon contre les paradis fiscaux, 40 Mds reviendraient dans les caisses. Des mesures simples le permettent. Il suffit d’utiliser le levier de la commande publique, de taxer les entreprises sur la masse salariale, les investissements et le chiffre d’affaires, et non sur les seuls bénéfices, si faciles à délocaliser par un jeu d’écritures. Un impôt européen sur les dividendes mettrait fin au dumping fiscal, qui fait que cet impôt est de 25% seulement en moyenne en Europe, contre 40% aux USA. Cet impôt donnerait enfin à l’UE les moyens de ses ambitions. Et pour un impôt enfin progressif, ressortons du placard la réforme proposée par Thomas Piketty, meilleur spécialiste mondial de la question !
Diviser le chômage par trois, c’est possible. Nous mettons sur la table quinze mesures, au premier rang desquelles la réduction du temps de travail. La semaine de 4 jours à la carte, cela marche depuis des années dans de nombreuses entreprises, comme Fleury-Michon ou Mammie Nova, sans que cela coûte plus cher ni à l’entreprise, ni à l’Etat, et sans réduction de salaire. Chaque chômeur coûte par an 18 000 € d’indemnisation et le double en manque à gagner. Autant employer cet argent à des déductions fiscales pour les entreprises qui réduisent le temps de travail et qui embauchent. A contrario, le stress imposé à ceux qui ont un emploi coûte 3 à 6% du PIB. La deuxième loi sur les 35 heures, inachevée suite au retour de la droite, et faisant sans doute la part trop belle aux exigences du MEDEF, a été un échec. Ne restons pas sur cet échec. Remettons l’ouvrage sur le métier. Nous sommes des partageux, en matière de travail comme de richesses !
Et contre les délocalisations, responsables de 10% des pertes d’emplois industriels, il faut remettre en chantier la question des normes sociales et environnementales. Vis à vis des Etats de l’UE en construisant l’Europe sociale. Et contre les Etats comme la Chine qui ne respectent pas les engagements qu’ils ont signés en adhérant à l’OMC.
Faire de la France un pays d’entrepreneurs, c’est possible, avec la mise sur orbite de 150 000 entrepreneurs d’avenir. Bien sélectionné, formé, motivé et financé, chacun de ces entrepreneurs pourrait créer 6 emplois en moyenne, apportant à terme 1,4% du PIB en recettes supplémentaires pour l’Etat.
Il est possible de nourrir davantage d’humains et de créer des emplois avec un nouveau modèle agricole, soutenable et respectueux de la nature. Possible de se débarrasser progressivement du nucléaire et des énergies fossiles, avec un modèle énergétique décentralisé et une isolation massive des bâtiments génératrice d’emplois et d’économies pour les ménages.
Même au niveau européen, il est possible d’avancer. Le TSCG n’est certes pas l’Europe de nos rêves. Mais, par ailleurs, n’est-il pas inacceptable de devoir prendre chaque année 50 milliards de la poche des contribuables pour régler les intérêts de la dette à des fonds de placement ? Nous proposons des moyens de rembourser cette dette, héritage de la droite, autres que de demander à Monsieur Toulemonde de se serrer la ceinture. Quoi qu’il advienne, quand nous nous retrouverons à Toulouse, la loi organique aura été votée et il ne servira à rien d’épiloguer.
Un grand merci à la fédé69 d’avoir envoyé les mails des 5 motions sans discrimination.