Ecrit le .

convention-nationale

Dans le Rhône, les travaux de la convention nationale sur le nouveau modèle développement économique social et écologique prennent de l’ampleur. Le 11 février, autour de Gérard Collomb, Pierre Moscovici et Alain Fontanel, il était question de recherche et d’innovation. Les militants du Rhône pourront également s’exprimer sur le thème de l’economie sociale et solidaire. Point sur les deux groupes de travail initiés dans le Rhône :

1. La recherche et l’innovation au service d’une nouvelle croissance

Il suffit de quelques chiffres pour comprendre les enjeux soulevés par cette question. La recherche est maltraitée en europe. En Europe, en 2006, seulement 1,8% du PIB a été consacré à la Recherche est de 1,8%. Un chiffre bien inférieur à la situation au Japon (3,4%) et aux Etats-Unis (2,7%). Alors que la stratégie de Lisbonne fixait comme objectif 3% du PIB consacré à la recherche, les financements n’ont quasiment pas évolué, de 1,7% en 1994 à 1,8% en 2006. En France, ils ont même diminué avec 2,3% en 1994 et 2,1% en 2006.

Animateur national de cet atelier sur la recherche et l’innovation, Gérard Collomb a choisi de le décentraliser à Lyon. Le jeudi 11 février, à l’Université Lyon 2, une rencontre a réuni élus, chercheurs, chefs d’entreprises, militants, etc. pour un temps de bilans et de projection vers de nouvelles perspectives. Recherche et innovation sont des enjeux majeurs pour le développement de nos sociétés : il est ainsi apparu, lors de cette rencontre, essentiel d’atteindre les objectifs de la stratégie de Lisbonne en associant tous les acteurs de la Recherche académique et privée. Les intervenants ont souligné la nécessité de définir une stratégie de développement de la recherche à tous les niveaux : Union Européenne, Etats et régions.

Néanmoins de nombreuses questions restent en suspens :
– Quelle Recherche doit être développée ? Recherche fondamentale/appliquée ?
– Quelle place les entreprises, les organismes et institutions (CNRS, INSERM, PRES, Université…)doivent-ils prendre ?
– Comment mettre la Recherche au cœur de l’Enseignement Supérieur ?
– Comment développer une culture scientifique (sans oublier les sciences humaines et sociales) ?
Ce colloque s’est ainsi conclu avec de nombreuses questions et quelques réponses. (Regarder les vidéos de résumé et participer au débat de la Convention nationale pour un nouveau modèle de dévelloppement)

Pour développer nos propositions, une commission fédérale Enseignement Supérieur, Recherche et Innovation s’investit pleinement dans ce chantier. Elle se réunira le Mercredi 24 mars à 19h30, à la fédération.

2. L’Economie Sociale et Solidaire

Ce second groupe de travail est initié par la Fédération. Il se fixe pour objectif d’approfondir les atouts de l’économie Sociale et solidaire (ESS), un thème qui n’est pas traité en tant que tel dans les différents ateliers de la convention.

Animé par Helène Geoffroy en lien avec Farida Boudaoud, la secrétaire nationale à l’ESS, et Denis Colongo président de la chambre régionale de l’ESS, il tiendra une première réunion le 14 février autour de trois questions :
– L’ Economie sociale et solidaire est-elle une composante à part entière d’un nouveau modèle de développement économique ?
– représente-t-elle une autre conception de la répartition des richesses?
– Constitue-t-elle une autre façon d’entreprendre ?

3.  Des travaux à suivre

Un premier point sur tous ces travaux sera fait à l’occasion du Conseil fédéral du 23 février à 19h (lieu à préciser). Ensuite, après les élections régionales, les réflexions engagées pour cette convention reprendront avec un retour des 13 ateliers de travail mis en place. Sur le site internet lafrancequonaime.fr/laconvention tous les militants peuvent s’informer et participer à ce débat ambitieux et approfondi.

2 Réponses à “”

  1. lantelme

    Le débat du 11 février était très interessant,il redonne de la fierté aux socialistes.
    les innovations de nos chercheurs devraient déboucher sur des emplois industriels.
    Bravo et merci

  2. le restif anne

    je participerai après les regionales…neanmoins, en tant que coresponsable (cote salariés) d’une branche de l’economie sociale, je ferai les remarques suivantes, par item que vous avez choisis :
    1)composante à part entière d’un nouveau modéle de dvpmlt eco :
    – sur quel perimetre? en effet, certaines composantes traditionelles se differencient peu du reste de l’economie, notamment les banques mutualistes qui participent pleinement au liberalisme sauvage (caisses d’epargne avec natexis, par ex…)
    donc, ne doit on pas differencier l’economie sociale, structures juridiques, un voix pour un theorique et des avantages assez bien décrits autrefois dans des textes strauskahniens, notamment par rapport aux opa…
    et l’economie solidaire, dont la definition est assez bien donnée dans la declaration de depart de l’UNIFED…, et qui peut couvrir un perimetre capable d’experimenter, du macro au micro (quartiers).
    2) une autre conception de la repartition des richesses : certes, mais quelles barrières aux derives?…d’ou definition et perimetre
    3)une autre façon d’entreprendre?
    evidemment, notamment sur le mode participatif, et developpement durable…
    et humanité
    j’ajouterai un autre item :
    4) un travail de plus grande qualité?

    voilà, merci de me lire!!!!!