Ecrit le .

Malgré une agitation permanente, Nicolas Sarkozy fait état d’un bilan désastreux qui démontre son incapacité à répondre aux besoins des Français. Sans même critiquer la méthode ou la forme, nous observons une absence cruelle de résultats et nous proposons d’autres solutions.
Baisse du pouvoir d’achat, augmentation du chômage, hausse de la délinquance violente, difficultés à se loger, difficultés à se soigner… c’est le bilan des deux ans de mandat de N. Sarkozy.
Les textes de lois sont bâclés, les réformes sont régressives et les politiques sont inadaptées. Par exemple, depuis 2002, 23 lois sur l’insécurité ont été promulguées. Mais dans le même temps, la violence contre les personnes a augmenté de 23%.

Se dévoile alors le vrai projet de N. Sarkozy : un projet injuste et inégalitaire pour la société (qui favorise les plus riches), un projet autoritaire et qui porte atteinte à la démocratie (en réduisant l’opposition), un projet qui affaiblit la laïcité et favorise le communautarisme, un projet atlantiste et occidentaliste.

Le Président de la baisse du pouvoir d’achat
Nicolas Sarkozy s’obstine à refuser toute augmentation des salaires et toute aide massive à la consommation dans un contexte de hausse du coût de la vie. Ainsi, 7,3% des Français vivaient en 2008 sous le seuil de pauvreté contre 7,1% en 2006. Le pouvoir d’achat effectif a également baissé de 0,5% en 2008.
Le Parti Socialiste propose pour cela la revalorisation immédiate du SMIC de 3%, dans le but de relancer la consommation.

Mais tout cela avait déjà commencé avant la crise mondiale, du fait des mesures de Nicolas Sarkozy : dès avril-juin 2008, l’emploi salarié diminue de 0,2% ce qui correspond à la destruction de 35 000 emplois. Et le plan de relance français, qui ne représente qu’environ 0,8% du PIB, est bien loin des 2 à 3% recommandés par le FMI et l’OCDE. Il ne peut donc pas répondre efficacement aux problèmes de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Le Parti Socialiste propose un plan de relance de 50 milliards d’euros répartis entre l’appui à l’investissement et le soutien à la consommation.

Bien sûr, la France s’en sort mieux que les autres pays européens (- 3% d’activité au lieu de – 4,2% pour la zone euro), mais c’est en dépit de N. Sarkozy et non pas grâce à lui. Parce que ce qui sauve la France aujourd’hui est précisément ce qu’il a voulu démanteler : nos « stabilisateurs automatiques » (plus forts que dans les autres pays) que sont les dépenses sociales, les minima sociaux et l’emploi public.

Le Président à contre-emploi sur la question du chômage
Le développement des heures supplémentaires (+ 28% entre 2008 et 2009), la réduction des emplois aidés (baisse de subvention de près de 800 millions d’euros), la flexibilité qui facilite les licenciements… tout cela va à l’encontre de la politique qui devrait être menée en France pour défendre l’emploi en temps de crise.
Pour cela, le PS propose par exemple la création de 100 000 emplois aidés et le remboursement des aides publiques perçues ces 5 dernières années par les entreprises qui licencient. De la même façon, les rémunérations des grands patrons ne sont pas réglementées. Le PS propose donc entre autre, sauf pour les jeunes entreprises, l’interdiction des stock-options.

Baisse des impôts pour les plus riches et augmentation de la dette improductive
La charge annuelle de la dette de l’Etat est en train de devenir le 2e poste budgétaire de la France. Pour réduire la dette et rendre les dépenses plus justes, le PS demande l’abrogation du bouclier fiscal. Les plus riches doivent participer, davantage que les autres, à l’effort collectif pour sortir de la crise.

Santé : payer plus pour moins se soigner
Sur le domaine de la santé, on peut compter dans le bilan de N. Sarkozy quelques chiffres parlant : 40% des Français retardent le moment de se soigner, faute de moyens financiers (15% y renoncent complètement), et 20 000 postes publics sont menacés.
Pour sauver les emplois publics et la bonne marche des services de santé, le PS propose un moratoire sur les suppressions de postes dans l’hôpital public.

L’université
En 2008, 450 millions d’euros de crédits de la recherche et de l’enseignement supérieur ont été annulés. Mais le bilan de Sarkozy sur le thème de l’enseignement supérieur va bien au-delà : il soulève un mécontentement presque inédit de la part des étudiants et des enseignants qui mènent depuis de nombreuses semaines une grève ininterrompue dans plusieurs universités. A l’inverse de cette politique libérale et sourde face aux revendications, le PS veut porter à 3% en 5 ans le budget alloué à la recherche et veut revaloriser le statut de l’enseignant-chercheur.

Droit au logement opposable : un leurre
Il manque encore près de 500 000 logements pour répondre aux besoins. Soulignons également que 30% des SDF sont des salariés qui n’ont plus les moyens de se loger. Alors que le gouvernement ignore les vrais problèmes, le PS propose par exemple la mise en chantier sur 2 ans de 300 000 logements sociaux.

La sécurité : des mesures inutiles
Les solutions de Sarkozy pour assurer la sécurité des citoyens : suppression de la police de terrain et de 15 000 postes dans la police d’ici 2012. Or, la réduction des services publics et des solidarités collectives conduit à une société plus violente. Le PS souhaite donc le retour de la police de proximité, d’un budget conséquent et d’une véritable politique de prévention.

L’immigration : une répression et pas d’humanité
Les multiples lois répressives n’ont pas résolu les problèmes liés à l’immigration et n’ont fait, au contraire, qu’augmenter la part de sans-papiers dans le nombre des candidats à l’immigration. Ils seraient en France entre 200 000 et 400 000. Le PS appelle donc à la création de critères de régularisation clairs et explicites et d’une politique de codéveloppement avec les pays d’émigration.

Les prisons
Le nombre des suicides en prison a augmenté de 20% en 2008 et la surpopulation est excessive. Le PS propose donc de développer des alternatives à l’incarcération et d’augmenter les crédits alloués au milieu pénitentiaire.

3 Réponses à “Bilan de 2 ans de Nicolas Sarkozy: l’inefficacité et l’injustice”

  1. salmon

    encore des critiques, jute ou est un vraie plan polico-économique, voyons plus loin en demandant à nos futurs élus de s’engager comme parlementaire européen en améliorant et en appliquant le traité de LISBONNE;
    Ou sont passé les grands travaux Européens, voilà ce à quoi nous pourrions militer, un grad canal européen Nord sud une vraie révolution dans le transport des marchandises, oui, le Canal Rhin-Rhône, et à quand un vraie plan Financier Européen, style plan marschal de l’après guerre, ce qui mettrait les nouveaux dans une situation meilleure et éviterait une délocalisation de l’ouest vers l’est., mais aussi des consommateurs des pays de l’est qui ont rejoint U.E. DANS UNE POLITIQUE DES REVENUS PLUS CONFORTABLES ET DES LORS 0 FORT POUVOIR D’ACHAT;
    BREF IL FAUT CONTINUE A CONSTRUIRE L’EUROPE?
    alors messieurs les futurs députés européens respecés la tâche qui vas vous incomber.

  2. lantelme

    le moratoire sur les suppressions de postes dans l’hôpital public est le minimum à obtenir,car les infirmières sont déjà surbookées et manquent souvent de matériels et de formation.Elles ne savent pas faire fonctionner certains appareils sophistiqués.
    je parle en connaissance de cause,car j’ai eu
    2 ans de dialyse et 6 opérations en 6 ans,dont une greffe et un triple pontage.
    Pourvu que les hôpitaux restent toujours aussi perfomants et même plus.

  3. bernard

    Insultes racistes, menaces, mépris, vulgarité et un compas. Voici ce que contient le cartable d’un des professeurs d’un Lycée professionnel du Val d’Oise, pour transmettre du savoir à ses élèves. Mais cet enseignant a d’autres qualités : il est aussi un peu menteur, et fait renvoyer un surveillant apprécié de tous.

    C’est une injustice qui ne passera pas décident les lycéens et font grève malgré les menaces de l’administration et les pressions du corps professoral. Sur 42 enseignants, seules 5 soutiennent l’action des lycéens. Aussi pour mater les élèves l’administration du lycée, le prof en question et ses 36 petits copains jouent la carte du pourrissement et de la mise sous pression en attendant la moindre faute des lycéens pour frapper fort et sec. Mais les jeunes étudiants tiennent le coup et écrivent cette lettre ouverte au ministre de l’éducation.

    Lettre ouverte à Monsieur le Ministre

    Dans ce lycée professionnel du Val d’Oise « l’affaire de la double pénétration » suit son cours.

    Sous le coup d’une mesure de licenciement « sans préavis ni indemnité de rupture » à cause d’une altercation avec un enseignant, un surveillant, est entendu par le Proviseur qui lui délivre sa lettre de licenciement après lui avoir exprimé de nombreux compliments en présence d’une enseignante de français qui l’assistait au cours de cet entretien…

    En attendant la décision du proviseur, les élèves avaient organisé une grève générale exceptionnelle qui s’était déroulée dans le calme.

    La décision du proviseur de licencier le jeune surveillant provoque une seconde action de protestation des élèves : un rassemblement à la grille du lycée avec distribution de tract ; texte lycéen qui dénonce une situation « d’injustice totale ». Les élèves écrivent : « (…) Notre surveillant a été licencié avec un motif bidon : soi-disant il a menacé de mort un professeur. Alors qu’on sait que ce professeur a l’habitude de provoquer. Notre surveillant est incapable de faire du mal. On l’a condamné comme s’il avait tué quelqu’un. Mais quand ce professeur nous insulte en classe, quand il nous menace sur nos examens, quand il nous met la pression grave pour nous faire commettre une faute, quand on le dit au lycée malgré qu’on risque gros à parler, lui il n’a aucune sanction (…) » Dès le lendemain, les pressions de l’administration, de certains enseignants, et des CPE, se multiplièrent sur les élèves. Objectif : les faire revenir sur leurs déclarations ; leur faire regretter ce rassemblement qui a eu lieu sans heurt et sans faute…

    La mobilisation des enseignants fut moins unanime : cinq professeurs sur 42 seulement, cinq femmes, ont fait grève le lundi 23 mars pour protester contre « une politique à deux vitesses » dont ces jeunes dans ce coin de banlieue parisienne font les frais dans l’école. Elles écrivent ce jour-là au proviseur ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative pour se désolidariser du comportement discriminatoire et harcelant de cet enseignant à l’égard des élèves en classe et pour dénoncer à leur tour les insultes à caractère raciste et sexuel qu’ils profèrent en direction de ses élèves en toute impunité. Ces cinq femmes posent en conclusion de leur lettre la question de savoir si « la communauté éducative se reconnaît dans ce représentant du personnel au conseil d’administration et au conseil de discipline » Leur lettre restera sans réponse. Il semblerait que le comportement de l’enseignant ne choque guère la plupart des adultes de cet établissement…

    Sans se décourager malgré ce contexte peu glorieux, une classe décide d’écrire une lettre ouverte, dont voici le texte signé par les élèves, au ministre de l’Education Nationale, Monsieur Xavier Darcos. Farid Taalba

    Monsieur le Ministre,

    Avant les vacances de février 2009, nous, les élèves de Bac Pro, nous avons écrit une lettre au proviseur du lycée pour lui signaler que notre professeur avait parlé de « la double pénétration » devant toute la classe.

    Après les vacances de février 2009, nous avons appris que notre surveillant était menacé de licenciement à cause de ce Monsieur.

    A cette occasion, nous avons décidé d’écrire une nouvelle lettre au proviseur datée du 10 mars 2009, dans laquelle nous expliquons avec tous les détails la façon dont notre professeur nous fait souffrir en classe. Le proviseur n’a répondu à aucune de ces deux lettres ; il a fait comme si de rien n’était.

    En discutant avec d’autres élèves de cet enseignant, dans d’autres classes, nous avons appris qu’il avait avec eux le même comportement qu’avec nous. Eux aussi ont écrit des lettres au proviseur pour décrire les humiliations que ce Monsieur leur fait subir en classe.

    Nous avons aussi parlé à nos professeurs pour voir si ce comportement de cet enseignant était normal.

    La grande majorité de nos professeurs nous ont dit que ce n’était pas normal mais qu’ils ne pouvaient rien y faire. Même certains nous ont dit que ses paroles n’étaient pas si choquantes et que « le statut des professeurs leur permettait certaines choses ».

    Sur 42 professeurs, seules 5 professeurs nous ont compris et soutenus.

    Notre proviseur nous a dit à propos de ces 5 professeurs sans les citer nommément qu’elles nous avaient manipulés et qu’elles nous avaient entrainés à faire une grève pour leurs comptes. Nous voulons redire que nous avons fait grève de nous-mêmes pour protester contre le licenciement de notre surveillant que nous trouvons toujours injuste. Et que si il y a un manipulateur dans l’histoire c’est le professeur et tous ceux qui le couvrent.

    Le jour de la grève du 17 mars 2009, nous étions fiers et heureux d’exprimer notre solidarité à notre surveillant.

    Le proviseur a choisi de le licencier finalement. Pour l’ensemble des élèves du lycée, cela a été un coup très dur. Cela voulait dire qu’aux yeux du proviseur, nous ne valons rien et que la grossièreté et l’injustice d’un professeur ne sera jamais sanctionné.

    Après nous avons encore protesté dans un rassemblement à la grille le mardi 24 mars 2009. Et encore une fois nous n’avons pas été entendus par le proviseur.

    Les Conseillères Principales d’Education n’ont pas arrêté de nous expliquer que nous étions manipulés par les 5 professeurs qui nous ont soutenus. Mais comment 5 professeurs ont pu manipuler la quasi-totalité des élèves présents ce jour-là, soit 200 élèves environ, qui ont signé la pétition de soutien au surveillant ?

    Nous apprenons aujourd’hui que nos camarades de BEP ont dérapé en frappant un élève de leur classe car il les avait trahis en présence de l’enseignant et du proviseur. Nous ne sommes pas d’accord avec cette réaction mais c’est la faute à la situation qu’on laisse pourrir dans le lycée, qui nous laisse dans le vide, sans réponse, avec des pressions des CPE et de l’administration qui cherchent à nous transformer en coupables à n’importe quel prix.

    Le mercredi 25 mars 2009, par exemple, le proviseur est venu nous parler parce que nous venions de quitter le cours de Monsieur le professeur qui venait une fois de plus de nous brimer. Le proviseur nous a obligé de retourner en cours et nous a dit devant le professeur que nos « arguments n’étaient pas valables car ils étaient sortis de leur contexte. » Mais y a-t-il un contexte valable pour qu’un professeur parle de la taille de son sexe en classe ? Le proviseur nous a dit également, en parlant de nos courriers, que « les élèves d’habitude incapables d’aligner trois mots avaient cette fois produit une œuvre littéraire ». Nous avons maintenu devant lui, tous, notre version des faits et il n’a rien voulu entendre.

    Aujourd’hui, nous craignons pour notre CCF de maths – c’est la note de maths au Bac Pro (pas d’examen final) et ce contrôle continu est conçu et évalué par le seul enseignant en question (ndlr) – et le proviseur ne prend pas de mesures pour nous protéger. Il continue d’accuser les 5 professeurs de nous avoir « manipulés » et continue de nier le comportement irrespectueux de l’enseignant.

    Aujourd’hui ce professeur nous rajoute des heures de cours soi-disant pour nous aider alors que nous n’en pouvons plus d’être en sa présence. Cherche-t-on à nous faire déraper nous aussi quand on nous rajoute deux heures de mathématiques de plus dans la même journée où nous avions déjà trois heures de cours avec lui, ce qui nous amène à cinq heures de cours avec lui dans la journée !

    Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous aider et faire comprendre que nous ne méritons pas d’être traités comme ça ?

    Avec nos remerciements, recevez Monsieur nos salutations très respectueuses.

    La classe de Terminale Bac Pro…