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Le 26 février dernier, à l’initiative de Samir Khamassi, secrétaire fédéral à l’économie et à l’emploi, une grande réunion publique s’est tenue sur le thème « Agir vraiment contre la crise ». Elus locaux, économistes, syndicalistes, les différents intervenants ont apporté chacun un éclairage complémentaire sur les enjeux économiques et sociaux de la crise que nous traversons.

Si le gouvernement de Nicolas Sarkozy est incapable de répondre efficacement à la crise, c’est tout simplement parce que ses valeurs, les valeurs libérales, sont précisément celles qui sont responsables de la situation actuelle. Le gouvernement est incapable de prendre les mesures d’envergure dont nous aurions besoin. Le plan de relance du PS, en parfaite cohérence avec les plans des socialistes européens, est dans cette logique, et marche « sur ses deux jambes », l’offre ET la demande, en proposant un effort considérable pour le pouvoir d’achat et la relance de la consommation, tout en favorisant l’investissement.

Jean Louis Gagnaire, vice président de la région Rhone Alpes, et David Kimelfeld, vice président du Grand Lyon , tous les deux délégués au développement économique, ont énumérés les mesures prises par les collectivités socialistes, à leur échelle, pour lutter contre les fermetures d’entreprise et les licenciements. Car ce que le gouvernement semble oublier, notamment lorsque Nicolas Sarkozy propose de supprimer la taxe professionnelle, c’est que les collectivités locales représentent 73% de l’investissement en France, mais pas plus de 13% de l’ensemble des prélèvements obligatoires et 10% de la dette publique. Entre fonds de garantie, appui au conseil, et aide à la formation des salariés en chômage technique, les collectivités font des efforts considérables pour éviter l’irréparable, à savoir les fermetures d’entreprise.

Pierre Alain Muet, économiste et député de la 2e circonscription, a quant à lui replacé les enjeux de la crise dans une perspective historique: en effet, les points communs avec la crise de 1929 sont nombreux… De même, les réponses courageuses apportées par F.D. Roosevelt doivent nous inspirer aujourd’hui: une grande réforme du système financier, une ambitieuse politique de réductions des inégalités, et le renforcement des protections sociales doivent être parmi nos lignes de conduite.

Marie Anne Colangeli, secrétaire départementale de la CFDT, a apporté un éclairage complémentaire sur l’emploi. Les licenciements dans les petites entreprises se multiplient, même si on n’en entend pas parler dans les médias. Elle évoque également les limites des emplois aidés, qui entretiennent les populations dans une forte précarité car aucun dispositif de formation sur le long terme n’est envisagé. Seuls les emplois jeunes, souligne t elle, faisait cet effort.

Georges Sorel, président de la fédération françaises des associations de commerçants, a quant à lui évoqué la situation hégémonique de la grande distribution, et qui empêche toute amélioration du pouvoir d’achat par leur toute puissance sur les prix.

Le débat avec la salle fut riche, permettant aux militants d’enrichir leurs connaissances et d’affuter leurs arguments, et ainsi de pouvoir mieux convaincre nos concitoyens.

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