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Prises de positionvendredi 17 octobre 2008
par Fédération

Crise financière: les propositions des socialistes

COMMENT SORTIR LA FRANCE DE LA RÉCESSION ?

Face à la crise, un plan en six points

1 Exiger des contreparties au plan de recapitalisation des banques
Dans chaque Conseil d’administration, la présence d’un représentant de l’Etat garantira la bonne utilisation des fonds pour
faciliter les prêts aux entreprises et aux ménages. Les nouveaux bénéfices des banques devront être prioritairement destinés à l’Etat.

2 Augmenter le pouvoir d’achat
– Mise sous conditions des exonérations de cotisations sociales pour favoriser l’emploi et les salaires ;
– Généralisation du chèque transports dans toutes les entreprises ;
– Augmentation des allocations familiales ;
– Doublement de la prime pour l’emploi ;
– Mise en place de mesures pour empêcher toute expulsion de logement qui serait liée à un surendettement provoqué par
la crise financière
– Suppression du paquet fiscal, qui coûte plus de 15 milliards à l’État, pour retrouver des marges de manoeuvre.

3 Stimuler l’investissement des entreprises
Modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement par rapport à la rémunération des actionnaires.

4 Relancer l’investissement public
Les collectivités locales, qui représentent 75 % des investissements civils en France, risquent de renoncer à des projets d’investissement, d’infrastructures ou d’amélioration de l’environnement ou de l’habitat. Les dotations de l’Etat aux collectivités doivent donc être augmentées, pour assurer les priorités : l’éducation, les transports collectifs, les économies d’énergie et le logement.

Tirer toutes les conséquences de la crise:

5 En Europe
- Mettre en place une vraie politique économique, avec de nouveaux critères pour favoriser la croissance et l’emploi ;
- Lever un emprunt européen pour financer de grandes infrastructures, et mobiliser les moyens de la Banque Européenne
d’Investissement pour améliorer l’accès au crédit.

6 Après le plan européen, une refonte totale du système financier international
- Une gestion coordonnée des politiques monétaires et de nouvelles règles financières internationales, notamment pour
sortir du règne du dollar ;
- Un contrôle public des agences de notation, et une indépendance assurée des commissaires aux comptes ;
- La transparence sur les produits financiers et le niveau des fonds spéculatifs de chaque banque ;
- La réglementation stricte des procédures de vente à découvert pour venir à bout des prêts pourris ;
- La remise en cause des paradis fiscaux.

Téléchargez le tract en cliquant ici.



3 commentaires

  1. par Garassus - Claire - lundi 20 octobre 2008 à 23:35

    merci si vous le pouvez de m’envoyer l’article paru après le 11-10 dans Libé, sur Pierre Alain et le quartier 1 et 4 ième de Lyon.

  2. par CONESA Joseph - mardi 4 novembre 2008 à 16:48

    Notre parti n’est vraiment plus audible.
    On parle de crise financière, d’une crise dont notre parti porte sa responsabilité en autorisant par le traité d’Amterdam, traité signé par Lionel Jospin, Premier Ministre qui interdit les contraintes financières des pays de l’UE vis à vis des pays tiers, donc des paradis fiscaux, qui autorise les opérations de titrisation, les spéculations en bourse par les achats et les ventes à découvert.
    On voit le résultat: les banques américaines qui nous ont soupoudrés de placements et crédits toxiques (voir M. Bartolome).
    Et on fait comme si nous n’avions aucune responsabilité sous le couvert du pouvoir d’achat en berne!
    Arrétons de suivre Sarkosy et sa politique européenne au service des détenteurs du capital qui laisse sur le bord de la route des centaines de milliers de familles.
    Ayons le courage d’être de gauche, rien que de gauche et démarquons nous des hommes de droite à la tête de l’UE en proposant pour la France une politique sociale et responsable, une régulation efficace du système financier.
    Si l’UE est trop timide, alors allons y seuls, montrons l’exemple au service des citoyens et non des multinationales.
    Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable et d’embrouiller les français.
    Soyons fiers de ce que nous sommes: de gauche, rien que de gauche qui refusons de laisser pas un boulevard à Besancenot en suçant la roue de Sarkosy et de ses copains Barrosso et Bush.