le déroulé de la journée
9h accueil par Renaud Gauquelin, maire de Rillieux la Pape et Christiane Demontès, première secrétaire fédérale.
9h30 assemblée des militants sur les contributions générales et thématiques.
Les premiers signataires des contributions viendront présenter leurs textes devant les militants avant de débattre avec eux.
12h30 repas sur place.
14h30 4 ateliers simultanés (détail ci dessous)
atelier 1 : que reste-t-il de mai 68 ?
atelier 2 : élus minoritaires et élus majoritaires dans le rhône
atelier 3 : histoire et fonctionnement du PS.
atelier 4 : la relation élus/militants
lieu: Cité de la communication, parc du Lyonnais – 392 rue des Mercières – 69140 Rillieux la Pape
cliquez ici pour accéder au plan
9h – L’assemblée militante
Les auteurs de contributions générales viendront défendre leurs propositions devant les militants. Seront parmi nous Gérard Collomb, Henri Weber, Bruno Rebelle, Gaëtan Gorce, Pierre Moscovici, Harlem Désir, Jean-Luc Mélenchon, etc… Mais aussi les représentants de Ségolène Royal, Martine Aubry, Utopia…
Ensuite le débat s’engagera avec la salle: l’occasion pour chaque militant de poser des questions, de participer, et de réellement s’impliquer dans le processus du Congrès.
Ce sera également l’occasion de débattre des contributions fédérales.
14h30 – Les ateliers
Atelier 1: Que reste-t-il de mai 68 ? Comment continuer ?
Animateur: Bernard Fromentin.
Intervenants:
– Vincent PORHEL, maître de conférence en Histoire contemporaine à l’université Lyon1-IUFM, auteur d’une thèse sur les conflits en Bretagne dans les années 1960.
– Daniel BLANC-BRUDE, représentant de la CGT au Conseil Economique et Social Rhône-Alpes, Secrétaire du comité régional CGT de Rhône-Alpes (1994-2000).
– Jean ELDIN, représentant de la CFDT au Conseil Economique et social Rhône-Alpes, ex-DP et membre du CE Rhodiaceta (Roussillon).
– Henri ROUILLEAUT, secrétaire général de l’AGEL-UNEF en 1967, membre du bureau national de l’UNEF en mai 68.
L’objectif de cet atelier est d’évoquer un mouvement de revendication politique récusant le pouvoir vertical et les discriminations de toute nature. Nous avons choisi de privilégier la dimension donnée au mouvement, né de la révolte étudiante, par l’ampleur de la grève générale et des occupations d’usines. La reconnaissance de la section syndicale d’entreprise, la protection des délégués, la liberté de diffuser la presse syndicale, une majoration de 33% du Smic, une augmentation moyenne des salaires de 10% sont alors des avancées qui donnent la mesure du mouvement social et sociétal.
C’est un passé présent à l’heure où le modèle social français est mis en péril par ceux qui voudraient « tourner la page de mai 68″. L’actualité de l’enjeu de la « représentation syndicale » nous invite au contraire à « continuer mai 68″. Et plus largement à repenser sur tous les territoires la relation entre la gauche et le mouvement syndical.
Atelier 2: Elus de groupes majoritaires et de groupes minoritaires dans le Rhône.
Animateur: Mauricio Espinosa Barry
Intervenants: Jean Yves Sécheresse, président du groupe des élus socialistes à Lyon, Alain Martin Rabaud, président du groupe des élus socialistes à Neuville sur Saône, et d’autres présidents de groupes ( à préciser).
Cet atelier a pour objectif de construire une collaboration entre élus socialistes de groupes majoritaires et minoritaires de différentes villes du Rhône, que ce soit dans ou hors de l’agglomération. En effet, il est important de faciliter le travail des élus minoritaires face à des équipes majoritaires d’obédiences différentes implantées parfois depuis de longue date, ou qui se retrouvent à être une composante minoritaire de la majorité.
Lorsqu’une liste se construit, l’objectif principal est de gagner les élections municipales. Lorsqu’il y a défaite, ou accord électoral avec un partenaire de gauche, il est difficile de maintenir une cohésion de la liste si les élus du groupe minoritaire ne construisent pas avec leurs colistiers, et au-delà avec les habitants, un travail de terrain qui permette d’agir sur deux axes :
- Faire un travail d’opposition constructif,
- Préparer le projet pour la mandature suivante, dans l’optique de faire adhérer le plus grand nombre d’habitants à ce projet
Un tel objectif impose une connaissance pertinente du fonctionnement d’une municipalité qu’un groupe d’opposition n’a pas forcément. A l’inverse, une équipe en place, qui a gagné les élections, pourrait également bénéficier du regard extérieur d’une équipe d’opposition afin d’éviter certains écueils. Cet atelier permettra d’évaluer l’opportunité d’un tel partenariat et de l’organisation à mettre en place afin qu’elle puisse déboucher sur des rencontres régulières entre les différentes équipes municipales de notre département.
Atelier 3: Histoire et fonctionnement du PS
Animateur: Yann Crombecque.
Le PS n’est pas un musée… Inscrit dans une action réformiste pour changer la société, il s’inscrit dans la longue histoire du socialisme français. Celui-ci apparaît dans le contexte de la Révolution industrielle marquée par la question sociale et mêle depuis ses débuts tradition républicaine et espérance d’une nouvelle société. Depuis 1905 et le rassemblement des différentes « chapelles » socialistes au sein de la SFIO, le socialisme français a connu une histoire parfois mouvementée inscrit dans l’histoire globale de la France.
En 2008, le Parti socialiste a évolué tout comme la société française. Si le contexte n’est plus le même, il semble néanmoins essentiel que les adhérents du PS se saisissent de la riche histoire du PS en France pour mieux appréhender son fonctionnement, ses débats internes, ses sensibilités et ses différences avec les autres partis socialistes européens. L’atelier du séminaire consacré à l’histoire et au fonctionnement du PS permettra de rappeler les spécificités du mouvement socialiste en France depuis son apparition et de mettre en perspective les continuités et les évolutions. Les différents intervenants universitaires interviendront pour apporter une réflexion sur certains débats actuels au sein du PS : réformisme, social-démocratie, positionnement du PS vis-à-vis des autres composantes de la gauche, ancrage local, sociologie des militants…
Le but de cet atelier est de permettre aux adhérents du PS, nouveaux et anciens, de se réapproprier l’histoire du PS afin de ne pas laisser, comme c’est trop souvent le cas, les autres formations politiques le juger mais aussi de préparer l’avenir car « celui qui ne sait pas d’où il vient, ne sait pas où il va. »
Atelier 4: La relation élus/militants dans la section.
Animateurs: Catherine Clancy et Jérôme Sturla.
Dans la continuité de l’enquête formation menée par 10 sections du Rhône, plusieurs chantiers sont apparus comme prioritaires, et notamment celui de la relation entre les élus locaux ou natinaux avec les militants à l’échelle de la section. De nombreux participants à ces groupes de travail mettent en avant l’urgence d’une mutualisation des bonnes pratiques et la prise en compte des conséquences, territoire par territoire, de l’action des élus socialistes dans les collectivités.
On peut établir trois champs de réflexion. Tout d’oabrod, l’enjeu d’informatione t de formation politique: il s’agit de mieux faire connaître aux militants les fonctionnement institutionnels, les rôles des collectivités, leurs financements, ce qui permettra aux militants d’être mieux outillés dans leur compréhension et dans leur argumentation.
Ensuite, les militants sont en rôle d’interface entre les élus et les citoyens. Les militants ont par exemple un rôle à jouer dans la construction des comptes rendus de mandat, car ils ont un regard complémentaire des élus sur la réalité du territoire telle que vécue par les citoyens.
Enfin, il faut réfléchir à la place des militants dans la participation aux décisions des élus sur le territoire: comment participer à la préparation du conseil municipal, comment être utile dans les conseils de quartier, le monde associatif, sont autant de questions auxquelles nous essaierons de répondre dans cet atelier.
Bien du courage à ceux qui animeront l’atelier sur les relations entre élus et militants: il y a beaucoup à dire…
Moi je me suis inscrite sur les relations élus et militants. Je pense qu’il y aura en effet beaucoup à dire. Dans certaines sections les militants sont parfois obligés d’écouter et surtout ne rien dire….moi je trouve que l’on a un rôle de potiche et c’est dommage, mais cela va changer.
Bonne soirée