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prises de positionvendredi 18 janvier 2008
par Fédération

Riposte #29: Police de proximité: 5 ans de perdus

Le retour de la police de proximité marque l’échec de la politique de la Droite en matière de sécurité.

Tout le monde s’en souvient. En 2002, le Ministre de l’Intérieur de l’époque, actuel Président de la République, avait brutalement mis fin à la police de proximité à Toulouse devant un de ses concepteurs, Jean-Pierre Havrin. Plus récemment, le 3 décembre dernier, son Premier Ministre avait jugé « sans fondement » le débat sur le nécessaire retour de la Police de proximité, ajoutant que la police n’a pas « vocation à faire de l’assistance sociale dans les quartiers difficiles ». La Ministre de l’Intérieur a surenchéri en affirmant quant à elle « que la police devait exercer son véritable métier plutôt que de faire du sport avec les jeunes ».

Pourtant, confrontée à une insécurité toujours préoccupante la même Ministre de l’Intérieur a annoncé récemment la mise en place de sa police « territorialisée » afin de remettre les agents du service public de la sécurité au plus près du terrain et des besoins des habitants. Ce paradoxe nécessite d’être mis en parallèle avec les derniers chiffres publiés par l’Observatoire National de la Délinquance : 2 millions de nos concitoyens sont agressés chaque année.

Cette annonce, et cette conversion tardive à un système réclamé par les élus locaux et par les policiers eux-mêmes, pourraient constituer un espoir mais la réalité est tout autre. En effet, les effectifs que le gouvernement a décidé de consacrer à cette « expérimentation » en disent long sur le manque de volonté en la matière : ce ne sont que 30 policiers, sur les 119 000 personnels actifs de la police nationale, qui seront concernés.

 

Le défi des Socialistes : assurer la sécurité pour tous et partout

Face au discours sécuritaire inefficace de Nicolas Sarkozy il est possible d’initier une politique de gauche dure avec le crime et surtout dure avec les causes du crime. L’efficacité de la lutte contre l’insécurité appelle une action globale fondée sur la précocité de la prévention et de la sanction adaptée.

Au Congrès du Mans, la Motion de synthèse adoptée par tous les Socialistes tout comme le programme présientiel proposaient :

- une sécurité publique de proximité dotée de réels moyens humains et matériels

- une rémunération et une évolution de carrière plus motivantes pour les policiers des zones sensibles

- un renforcement des partenariats entre l’Etat et les Collectivités locales en matière de Sécurité

- une remise à plat des sanctions pour les rendre plus justes, rapides et effectives

- une plus forte présence d’adultes dans les écoles afin d’endiguer les comportements violents à l’école

- une réflexion sur les alternatives à la prison qui permette une réelle réinsertion des détenus

- un plan de lutte contre les violences familiales

- un soutien accru aux associations qui oeuvrent pour l’accompagnement des délinquants

Les ripostes sont des argumentaires destinés aux adhérents. N’hésitez pas à les diffuser autour de vous!

3 commentaires

  1. par Nico H. - samedi 19 janvier 2008 à 0:15

    ce retour qui ne dit pas son nom de la police de proximité est vraiment désespérant!
    va t on voir la droite supprimer les 35h,pour faire dans 5 ans une réforme minable de nouvelle réduction du temps de travail?
    cessons d’être sectaires, et sachons voir quand le camp d’en face a de bonnes idées!

  2. par Roger BOUILLER - samedi 19 janvier 2008 à 18:04

    Effectivement, il ne faut pas se laisser prendre au piège d’un effet d’annonce qui tend à présenter comme un retour de la police de proximité (essentiellement préventive) alors qu’il s’agit d’une police toujours répressive et sans moyens réels.
    Il s’agit bien sûr d’une preuve flagrante d’un échec du Gouvernement actuel et des précédents dans leur mission de lutte contre la petite et moyenne délinquance.
    Je pense que la police de proximité que l’on doit mettre en place à l’avenir doit prendre en compte l’existence des actuelles polices municipales (véritable proximité), leur donner un autre statut, donner aux policiers municipaux la qualité d’APJ20 (à vous de jouer, messieurs les députés) et de commencer progressivement, comme cela va se faire à la Duchère) par la création de postes de police (de commissariats plus tard?)Police Nationale / police municipale. On le voit bien à Lyon, la sécurité est l’affaire de tous, y compris du Maire, sans pour autant ôter ses compétences et ses responsabilités à l’Etat. Je suis persuadé que la véritable police de proximité que l’on voudrait remettre en place doit intégrer cette complémentarité.

  3. par Franck - mercredi 23 janvier 2008 à 10:14

    Après six ans de perdus, six ans à pourrir encore les conditions de vie dans les banlieues, à aggraver la fracture entre l’Etat et les habitants des quartiers populaires jusqu’à entraîner des émeutes…

    Le président, qui a été ministre de l’intérieur pendant la majorité de la mandature précédente, nous ressort benoîtement une version (moins efficace) de la police de proximité mise en place par les « laxistes » socialistes.

    Loin de tout laxisme, il serait temps que les socialistes, au lieu de courir après la droite comme ils le font trop souvent, assument fièrement que le bilan de leur politique, insistant sur la prévention, est meilleur que le tout-répressif.