Ségolène Royal a fait mieux que rassurer les cassandres qui présentaient Nicolas Sarkozy comme le grand favori du débat télévisé d’hier soir.
Démontrant sa force de conviction et sa détermination à mettre fin aux injustices qui se sont creusées sous les gouvernements de Monsieur Sarkozy, elle a su imposer son rythme au débat. Face à elle, le candidat de l’UMP rapetissait de minute en minute, fuyant le regard de Ségolène Royal pour chercher le soutien des journalistes et de ses fiches.
Démentant son propre slogan de campagne, Nicolas Sarkozy n’a cessé de répéter que « ce ne serait pas possible ». Plus gestionnaire que visionnaire, il a égréné un programme qui – sur la fiscalité, le coût du travail, la compétition internationale, le traité européen ou la situation au Darfour – s’impose à lui-même comme une fatalité.
Sur l’éducation, les services publics, la croissance, l’insertion des jeunes, l’énergie ou l’environnement, Ségolène Royal a au contraire fait la preuve de sa dimension présidentielle. La volonté politique, la capacité à rénover par le dialogue notre pacte social, et à porter dans le monde les valeurs humanistes de la France, sont aujourd’hui clairement de son côté.
