La Droite tente parfois de masquer le désastreux bilan de la législature 2002-2007 en communiquant sur des réussites supposées de l’action du Gouvernement
L’un de ces sujets récurrents de glorification médiatique concerne la politique en faveur des personnes handicapées. Récemment encore, le Ministre de l’Education Nationale s’enorgueillissait de l’intégration des élèves en situation de handicap afin de faire diversion par rapport à la colère grandissante des enseignants, privés des moyens nécessaire à l’accomplissement de leur mission.
De même, les Ministres UMP et UDF ne manquent jamais de rappeler la loi de 2004, relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Ces gesticulations politiques ne peuvent cependant pas masquer l’échec patent de cette politique. En effet, à la différence de ce qui avait été fait entre 1997 et 2002 lorsque la majorité de Gauche Plurielle avait consacré des moyens significatifs en faveur du handicap (plan triennal de 232 millions d’euros, plan autisme, plan handiscol, réforme de la cotorep et création de 5500 places en établissement spécialisés), la Droite n’a assorti ses décisions d’aucun moyens spécifiques.En conséquence, les parents et les associations qui se démènent pour prendre en charge leurs proches, atteints de handicap, sont de plus en plus découragés. De nombreuses structures sont paralysées par les retards pris dans la mise en place de la Loi de 2004 et par les carences de financements.
Face à ce coupable laisser aller : les engagements des Socialistes et de Ségolène Royal.
Dans le Projet des Socialistes, afin d’atteindre la réelle « Egalité républicaine », il est prévu de faire de l’intégration scolaire une priorité : la règle doit être l’intégration en milieu ordinaire, les structures spécialisées l’exception, lorsque le handicap ne la rend réellement pas possible. Nous agirons pour que les personnes handicapées puissent exercer tous leurs droits de citoyens comme, le droit aux transports en commun, aux loisirs, qu’ils bénéficient tous du droit du travail, de tous les services publics, de la culture, du sport. Nous revaloriserons les allocations et compensations pour que les personnes handicapées puissent vivre décemment sans surcoût lié au handicap. Enfin, chaque loi votée devra prendre en compte le handicap, ce qui fera l’objet d’une réforme constitutionnelle.La Candidate, du PS, du PRG et du MRC également pris en compte la situation des personnes en situation de handicap dans ses 100 propositions avec notamment :-la revalorisation immédiate de 5% les allocations aux personnes en situation de handicap.-l’adaptation des conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain.
