Le phénomène associatif occupe une place très importante en France. Avec sans doute entre 880 000 et un million d’associations en fonctionnement et 60 000 nouvelles créations par an, la Loi de 1901 semble avoir encore de beaux jours devant elle.
Ainsi, ce sont près de 11 millions de bénévoles qui assurent le fonctionnement de ces associations dont le budget cumulé approcherait les 47 milliards d’euros ! (54% provenant des fonds publics et 46% venant des dons, cotisations et autres recettes d’activité)
Partie prenante de la cohésion sociale, ces associations sont également devenues des employeurs importants. Avec plus de 8% de l’emploi salarié en France les associations-employeurs sont passées de 125 000 en 1995 à 168 800 aujourd’hui.
Malheureusement cette vitalité est menacée par le manque de nouveaux bénévoles et le consumérisme grandissant des adhérents.
La responsabilité des élus, à tous les niveaux (municipal, départemental, régional ou national) est donc grande. Entre 1997 et 2002, la majorité de Gauche avait initié plusieurs actions afin de soutenir le mouvement associatif :
- Les emplois-jeunes évidemment qui avaient permis à de nombreuses structures de renforcer leur activité. Plus de 100 000 embauches avaient été réalisées avant que la Droite ne supprime le dispositif.
- La possibilité offerte aux collectivités locales d’accorder leur garantie aux emprunts contractés par certaines associations.
- Un plan de développement des sports de plein air.
- La réforme des agréments dans le domaine de l’Education Populaire.
- Des aides multiples au volontariat associatif.
Une vitalité à intégrer dans le projet des Socialistes pour 2007.
Dans la Motion adoptée après le Congrès du Mans il était également question du rôle primordial de l’économie sociale qui regroupe les secteurs associatif, mutualiste et coopératif. De fait, il est prévu de favoriser ce modèle alternatif afin de protéger cette forme de gestion non lucrative et d’élargir sa capacité d’initiative. Les Socialistes rassemblés ont donc préconisé une vaste adaptation des règles fiscales, du droit des sociétés et du code des marchés publics pour faciliter le développement de l’économie sociale et solidaire.
Mais il faut également aller plus loin et plusieurs contributions sur le sujet sont parvenues aux rédacteurs du Projet des Socialistes. Toutes n’ont pas pu être intégrées intégralement mais les propositions sont toujours les bienvenues dans la perspective des campagnes électorales à venir (Présidentielle, Législatives, Municipales…). On peut notamment préconiser :
- une réflexion sur le statut de l’élu assocatif
- la mise en place de règles éthiques pour les associations qui bénéficient de subventions publiques
- la valorisation des missions de cohésion sociale des associations
- l’initiation aux responsabilités associatives à l’école
- l’offre de modules de formations aux responsables associatifs