point de vue de la commission Justice de la fédération du PS du Rhône:
Le texte présenté au Sénat, puis à l’Assemblée Nationale, par le Ministre de l’Intérieur a confirmé les craintes de tous les acteurs de terrain. Ce sixième débat depuis 2002 sur le thème de la sécurité n’est effectivement qu’une nouvelle agitation médiatique destinée à occulter le cuisant échec de la Droite sur la question, et la responsabilité de M. Sarkozy dans cet échec.
L’emploi du terme « Prévention » dans le titre de la loi est un leurre. On sait que depuis 4 ans la Droite s’est appliqué à démanteler la plupart des outils de prévention : police de proximité, moyens des associations, emplois-jeunes dans les quartiers ou encore crédits de la politique de la ville. Les Parlementaires socialistes, comme les syndicats de magistrats, d’avocats ou de travailleurs sociaux ont souligné l’incohérence et dénoncé la dangerosité de cette nouvelle législation.
De fait, ce projet de loi se contente d’afficher une aggravation des sanctions pour les actes de délinquances les plus médiatisés, mais ne propose en rien de lutter réellement contre la délinquance. Il organise également un transfert des responsabilités de l’Etat sur des Maires déjà surchargés. Enfin, il prévoit une nouvelle modification de l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs.
La Commission « Justice » de notre Fédération, qui, en mai dernier, a proposé une première contribution (intégrée, depuis, dans le Projet des Socialistes), poursuit sa démarche sur la situation particulière des mineurs. Refusant l’instrumentalisation de la délinquance des mineurs, elle dénonce les discours démagogiques, en apparence « musclés », mais en réalité inopérants, et qui ne servent qu’à masquer de graves carences dans la prise en charge de ces jeunes.
Ce n’est certainement pas en généralisant le recours à l’incarcération qu’on luttera efficacement contre la délinquance des mineurs. L’urgence est de développer une réelle prise en charge éducative de ces jeunes dépourvus de repères. Il faut éduquer, insérer, redonner une perspective d’avenir et non enfermer dans une logique répressive destructrice, qui alimente la récidive. Chaque acte de délinquance doit recevoir une réponse adaptée et proportionnée ; à l’évidence, cette réponse adaptée ne peut pas être la systématisation de l’enfermement.
Ce texte de loi reflète à mon sens plutôt le cuisant échec des socialistes lorsqu’ils étaient au gouvernement et la perversité dont ils savent faire preuve au moment des élections en trompant encore les citoyens qui leur font confiance… Le processus de duperie est encore enclenché ma foi et j’espère bien que Sarkozy sera élu et qu’on ne retombera pas encore dans le panneau des années 80.
J’ajoute que vous parlez de démarche, de contribution de votre parti alors que les citoyens attendent des remèdes efficaces à leur mal être quotidien. Il est inutile de gesticuler, de palabrer, il faut agir…. Même les jeunes dont vous parlez avec un certain détachement et mépris ne vous considèrent pas comme des sauveurs, car ils ne sont pas dupes de ces postures électoralistes. La loi de Sarkozy est un moyen de lutter contre la délinquance et vous vous contentez de critiquer sans apporter de solution alternative.
Chère Patricia
Multiplier les lois ne signifie pas agir. L’empilement des textes qui interviennent à chaque fait divers traduit plutôt une volonté d’être présent à tout prix sur la sécurité dans les médias. C’est aussi une façon de concéder l’inefficacité des textes antérieurs.
Vous avez encore quelques mois pour ouvrir les yeux sur la valeur réelle de votre candidat et changer votre vote…
la question pourrait être posée autrement qu’en termes de carence éducative. pourquoi ne pas considérer cette jeunesse comme tentant autre chose quitte à tenter aussi des actes pour trouver une limite à ceux ci. la transgression c’est plus souvent une tentative qu’un acquis à cet âge et peut être aurions nous plus d’intelligence à répondre en paroles et actes sensés qu’en faisant une pression répresssive et humiliante. c’est une vaste question qui rejoint tout ce qui concerne actuellement « l’éducatif » sous les termes de « réussite éducative », « prévention de la délinquance »,etc. il faut savoir qu’un nouveau terme est apparu grace aux « chercheurs qui trouvent « , aux DDR Folamours de l’inserm: le « trouble oppositionnel avec provocation: TOP », mais comment l’adolescent(e) le(a) jeune se construiraient ils sans un minimum d’opposition?par curiosité ceux qui se questionnent peuvent aller lire chez Freud: « criminels par sentiment de culpabilité »
bonne lecture