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Le bureau fédéral du PS du Rhône fait part de son effarement et de son incompréhension quant à l’invitation du journal le Progrès faite à Jean Marie le Pen dans le cadre de la rédaction d’un « Face aux lecteurs » prévue pour l’édition du 24 novembre prochain.


S’il est tout à fait incontournable que la presse conserve sa liberté éditoriale et puisse être le lieu d’expression de toutes les opinions, il nous apparaît peu judicieux pour un journal comme le Progrès d’accorder une telle tribune au leader du Front national.

En effet Le Progrès, l’un des plus anciens journaux de France, qui a toujours affiché ses valeurs, y compris dans son titre, « journal républicain », s’est sabordé en 1942 pour ne pas obéir à la censure allemande. Deux de ses journalistes, René LEYNAUD et Emile VACHER, ont été fusillés ou tués au combat, trois journalistes ont été déportés, dont Marcel RIVIERE, et une dizaine de salariés sont morts durant cette dernière guerre.

Recevoir un leader d’extrême-droite anti-républicain et anti-démocratique dans les locaux de ce journal, avec probablement des militants FN, c’est lui assurer une respectabilité qu’il n’a jamais eue, une tribune bien supérieure à d’autres hommes politiques. Et ceci dans une Région qui a vécu le traumatisme de l’alliance entre Charles MILLON et le Front National, provoquant le rassemblement de 25 000 manifestants dans les rues en octobre 1998, nous choque.

Dans la presse sur ce sujet :

Le Monde – jeudi 23 novembre – Sophie Landrin

« Le Progrès » se divise sur un débat avec Jean-Marie Le Pen

Le Progrès devait-il inviter Jean-Marie Le Pen à débattre avec ses lecteurs ? La question divise le quotidien lyonnais. Mardi 21 novembre, à l’appel du syndicat des journalistes SNJ, une partie de la rédaction a observé un arrêt de travail de deux heures, au moment où le président du Front national (FN) était reçu, dans un hôtel voisin, pour répondre aux questions de dix lecteurs.

Un Réponse à “Le Progrès et J.M. le Pen : une complaisance choquante”